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Histoire - Témoignage Hélène Grese soeur de Irma Grese

Added 9/3/2010

 

Histoire - Témoignage Hélène Grese soeur de Irma Grese Gardienne SS à AUSCHWITZ

 

 

Biographie : Grese Irma (1923-1945)

 

Irma Grese est née le 7 octobre 1923 dans la commune de Wrechen, près de Pasewalk (Mecklembourg)  dans le land de Mecklembourg-Poméranie occidentale en Allemagne. Elle a été pendue par le bourreau Albert Pierrepoint le 13 décembre 1945 à la prison de Hameln. Elle était Aufseherin (c'est à dire gardienne SS) au sein des camps de concentration nazis de Ravensbrück, Auschwitz et de Bergen-Belsen.

Surnommée « la hyène de Belsen » à cause de son comportement particulièrement cruel et pervers à l'égard des prisonniers, elle reste l'une des criminelles nazies les plus connues.

 " Ma vie est entre les mains des juges, mais pas mon honneur ! "

Irma Grese

 

La Jeunesse d'Irma grese

 
En 1923, Alfred et Bertha Grese, un couple d'agriculteurs allemands, donnent naissance à Irma dans la commune de Wrechen, près de Pasewalk (Mecklembourg). En 1936, sa vie fut marquée par un évènement tragique  : sa mère Bertha se suicide en raison de l'infidélité conjugale de son mari.
 

Extraits du procès Belsen

Part 5 of 5: Partie 5 de 5: 
Témoignage de Hélène Grese concernant Irma Grese

helene grese irma grese's sister

Photo Helene Grese soeur de Irma grese

Helene Grese irma grese's sister

 

 

 

 

 

Remontons quelques pages et voir Irma Grese du point de vue de sa sœur, Hélène, qui a été examiné par le major Cranfield et contre-interrogée par le Colonel Backhouse (pp. 247-248). L'examen d'Hélène Grese:

 

            

- "Je suis la sœur d'Irma Grese, 20 ans, et je vis à Wrecken dans Wreckensburg. Mon père était un travailleur agricole, et j'ai deux soeurs et deux frères.  Ma mère est morte en 1936.  Quand elle avait 14 ans, ma sœur Irma a travaillé dans une ferme d'un paysan dans un village proche où nous habitions.
A partir du moment où elle entra dans le camp de concentration de service je l'ai vue deux fois.  En 1943, elle est rentrée en congé, et la seule chose qu'elle nous a parlé de son travail a été que ses tâches consistait à la surveillance des prisonniers afin qu'ils ne devraient pas échapper. IJe l'ai vue quand elle a quitté Auschwitz en 1945, et elle m'a dit qu'elle avait travaillé pendant une période considérable dans une sorte d'un bureau de poste, la réception et la distribution du courrier, et que parfois elle avait été chargé de fonctions de garde ."

 

-  À votre connaissance de votre sœur, pensez-vous d'elle une personne susceptible de battre les détenus sous sa responsabilité ?

 

 - Non. Dans notre enfance lorsque, comme cela arrive parfois, les filles se disputaient et se battaient, ma sœur n'a jamais eu le courage de se battre, mais au contraire, elle avait tendance à s'enfuir.

 Le contre-interrogatoire d'Hélène Grese:

 

- "Quand votre sœur est allée à travailler sur la ferme quand elle avait 14 ans, combien de temps est elle rester là bas ? "

 

- "Entre six mois à un an." 

- " Où allait-elle ? "

 

- "Elle est allée à Hohenluchen comme une sorte d'infirmière, puis à une petite fromagerie dans Fürstenburg, où elle travaillait, je crois, douze à dix huit mois."

 

-- "At-elle aller de là dans la SS ?"

 

- "Oui, en 1942 elle alla à Ravensbrück, qui était très près de chez nous."

 

--"Combien de temps avant 1943, il était puisque vous aviez vu votre sœur ? "

 

 - "Au printemps 1942, quand elle travaillait à la laiterie."

 

 "Quand elle est rentrée en 1943, que votre père lui donner une raclée ? "

"Je n'ai pas vu cela, mais il était brouillé avec elle parce qu'elle était dans la SS."

"Lui a t-il interdit de venir à la maison ? "

 "Je ne sais pas.  Elle ne venait jamais à nouveau."

 

"N'était-ce pas parce qu'elle vous a dit ce qu'elle a fait à Ravensbrück ?" 

 "Je ne sais pas pourquoi."

 

"Tu aurais 16 à ce moment, vous n'avez jamais demandé à votre sœur ce qu'elle faisait dans le camp de concentration, et elle ne vous a jamais dit?"

 

 "Elle nous a dit qu'elle surveillait les prisonniers qui travaillent dans l'enceinte, et elle avait de voir qu'ils faisaient bien leur travail et vérifier qu'ils ne s'échappaient pas. Nous lui avons demandé: «Qu'est-ce que les prisonniers obtenir de la nourriture, et pourquoi ont-ils été envoyés dans un camp de concentration? et elle répondit qu'elle n'était pas autorisé à parler aux prisonniers et ne savaient pas quel genre de nourriture ils ont eu."

 

-Pourquoi votre père se fâcher avec elle?

 

- Parce qu'il était tout à fait contre son être dans la SS, nous voulions tous faire partie du Bund Deutscher Mädchen, mais jamais il ne nous a permis de le faire. Je n'ai pas vu mon père depuis avril 1945.

Irma Grese à nouveau, interrogée par son avocat Major Cranfield (pp. 249, 250-251):

Irma Grese Trial Proces

"Avez-vous porté un bâton à Auschwitz ?"

- Oui, un bâton de marche ordinaire.

 "Avez-vous porté un fouet à Auschwitz ?"

"Oui, un fouet fait de cellophane dans l'usine de tissage dans le camp. It was a very light whip, but if I hit somebody with it, it would hurt. C'était un fouet très léger, mais si je frappais quelqu'un avec, ça ferait mal. Après huit jours le commandant Kramer a interdit les fouets, mais nous avons néanmoins poursuivi leur utilisation, je n'ai jamais porté une matraque en caoutchouc."

[...] [...]

 

 

D'où vient l'ordre viennent de ce que nous appelons «parades de sélection»?

 

 - Cela est venu par téléphone de la RapportFührerin Oberaufseherin Dreschel.  [ Irma parle de Margot  Margot Dreschel N2 née le 17 mai 1908- 1945)

 

Quand l'ordre est venu étiez-vous dit ce que le défilé était pour?

 

Combien de temps avant 1943, il était puisque vous aviez vu votre sœur?

 

 Au printemps 1942, quand elle travaillait à la laiterie.

 

When she came home in 1943, did your father give her a thrashing? Quand elle est rentrée en 1943, que ton père lui donner une raclée?

 

-- I did not see that, but he was quarrelling with ther because she was in the SS - Je n'ai pas vu cela, mais il était brouillé avec là parce qu'elle était dans la SS

 

Did he forbid her to come to the house again? At-il lui interdire de venir à la maison?

 

-- I do not know. - Je ne sais pas. She never came again. Elle ne venait jamais à nouveau.

 

Was not that because she told you what she did at Ravensbrück? N'était-ce pas parce qu'elle vous a dit ce qu'elle a fait à Ravensbrück?

 

-- I do not know why. - Je ne sais pas pourquoi.

 

You would be 16 at that time; you never asked your sister what she was doing in the concentration camp, and she never told you? Tu aurais 16 à ce moment, vous n'avez jamais demandé à votre sœur ce qu'elle faisait dans le camp de concentration, et elle ne vous a jamais dit?

 

-- She told us she was supervising the prisoners working inside the compound, and she had to see that they were doing their work well and that they did not escape. - Elle nous a dit qu'elle surveillait les prisonniers qui travaillent dans l'enceinte, et elle avait de voir qu'ils faisaient bien leur travail et qu'ils ne s'échappent pas. We asked her: "What do the prisoners get for food, and why have they been sent to a concentration camp?" Nous lui avons demandé: «Qu'est-ce que les prisonniers obtenir de la nourriture, et pourquoi ont-ils été envoyés dans un camp de concentration? and she answered that she was not allowed to talk to the prisoners and did not know what sort of food they got. et elle répondit qu'elle n'était pas autorisé à parler aux prisonniers et ne savaient pas quel genre de nourriture qu'ils ont eu.

 

- Pourquoi votre père se fâchait t-il avec elle?

 

--  Parce qu'il était tout à fait contre son être dans la SS, nous voulions tous faire partie du Bund Deutscher Mädchen, mais jamais il ne nous a permis de le faire.  Je n'ai pas vu mon père depuis avril 1945.
  Irma Grese à nouveau, interrogé par son avocat Major Cranfield (pp. 249, 250-251):

 

                     --Avez-vous portez un bâton à Auschwitz?

 

-- Oui, un bâton de marche ordinaire.

 

Did you carry a whip at Auschwitz? Avez-vous réalisé un coup de fouet à Auschwitz?

 

-- Yes, made out of cellophane in the weaving factory in the camp. - Oui, faite de cellophane dans l'usine de tissage dans le camp. It was a very light whip, but if I hit somebody with it, it would hurt. Il a été un coup de fouet très léger, mais si je frappe quelqu'un avec elle, ça ferait mal. After eight days Kommandant Kramer prohibited whips, but we nevertheless went on using them, I never carried a rubber truncheon. Après huit jours Kommandant Kramer interdite fouets, mais nous avons néanmoins poursuivi leur utilisation, je n'ai jamais réalisé une matraque en caoutchouc.

[...] [...]

 

Where did the order come from for what we call "selection parades"? D'où vient l'ordre viennent de ce que nous appelons «parades de sélection»?

 

-- That came by telephone from a RapportFührerin or from Oberaufseherin Dreschel. - Cela est venu par téléphone d'un ou de RapportFührerin Oberaufseherin Dreschel.

 

When the order came were you told what the parade was for? Quand l'ordre est venu étiez-vous dit ce que le défilé était pour?

 

-- No. - No.

 

-- Quels ont été les prisonniers censés faire quand le sifflet était?

 

-- Fall in fives, and it was my duty to see that they did so. Dr. - Automne en quinconce, et il était de mon devoir de veiller à ce qu'ils ont fait. Puis le Dr Mengele  est venu et a fait la sélection. Comme je l'ai été responsable pour le camp de mes devoirs étaient de savoir combien de personnes étaient départ et j'ai dû les compter, et j'ai gardé les chiffres dans un livre de force. After the selection took place they were sent into "B" Camp, and Dreshel telephoned and told me that they had gone to another camp in Germany for working purposes or for special treatment, which I thought was the gas chamber. Après la sélection a eu lieu, ils ont été envoyés en "B" Camp et Dreshel téléphoné et m'a dit qu'ils étaient partis à l'autre camp en Allemagne pour travailler ou pour des fins de traitement spécial, que j'ai trouvé la chambre à gaz. I then put in my strength book either so many for transfer to Germany to another camp, or so many for SB (Sonder Behandlung). J'ai ensuite mis dans mon livre tant de force, soit pour le transfert vers l'Allemagne à l'autre camp, ou tant pour SB (Sonder Behandlung). It was well known to the whole camp that SB meant the gas chamber. Il était bien connu de tout le camp que SB signifiait la chambre à gaz.

 

-- Étiez-vous dit rien sur la chambre à gaz par vos dirigeants?

 

 Non, les prisonniers me l'ont raconté.

 

You have been accused of choosing prisoners on these parades and sending them to the gas chamber. Vous avez été accusé de choisir les prisonniers de ces parades et les envoyer à la chambre à gaz. Have you done that? Avez-vous fait cela?

 

-- Non, je savais que les prisonniers étaient gazés.

 

Was it not quite simple to know whether or not the selection was for the gas chamber, because only Jews had to attend such selections? N'était-ce pas tout à fait simple de savoir si oui ou non la sélection a été pour la chambre à gaz, parce que seuls les Juifs avaient pour assister à ces sélections?

 

-- I myself had only Jews in Camp "C." - J'ai eu moi-même que des juifs dans le camp "C."

 

- Ensuite, ils devaient tous participer à la sélection pour la chambre à gaz, seraient-ils pas?

 

- Oui.

 

As you were told to wait for the doctors you would know perfectly well what it was for? Comme vous l'a dit d'attendre que les médecins vous savez parfaitement ce qu'il était pour?

 

-- No. - No.

 

When these people were parading they were very often paraded naked and inspected like cattle to see whether they were fit to work or fit to die, were they not? Quand ces gens se promenaient, ils étaient très souvent promenée nue comme du bétail et inspectés pour voir s'ils étaient aptes au travail ou en état de mourir, ont-ils pas?

 

-- Not like cattle. - Pas comme les bovins.

 

You were there keeping order, were you not, and if one ran away you brought her back and gave her a beating? Vous étiez là de maintien de l'ordre, vous n'étiez pas, et si l'on s'enfuit vous a amené son dos et lui a donné une raclée?

 

-- Yes. - Oui.

  L'examen par son conseil de défense (p. 251):

 

--La témoin, Szafran, vous a accusé d'avoir battu une fille à Belsen avec une cravache, une quinzaine de jours avant que les troupes britanniques sont arrivés, et aussi que, à Auschwitz lors d'une sélection deux jeunes filles ont sauté par la fenêtre et vous leur avaient tiré dessus alors qu'elles gisaient sur le terrain.  Est-ce vrai?

 

-- je n'ai jamais tiré tous sur n'importe quel prisonnier

  Plus tôt, le Procureur a examiné la témoin Dora. Szafran (p. 85):

 

--Alors que vous étiez à Auschwitz avez-vous vu d'autres personnes battues que vous?

 

-- - Je l'ai vu très souvent, quand je travaillais dans Kommando 103 et nous avons été porter des charges de la terre et le charbon.  J'ai vu Kramer qui a battu une personne si souvent que je ne peux pas vraiment dire combien de fois. I have see Grese do it in Auschwitz, and about a fortnight before the British troops liberated Belsen I saw her beat a girl in the camp. J'ai vu Grese faire la meme chose à Auschwitz, et une quinzaine de jours avant que les troupes britanniques libérèrent Belsen Je l'ai battu une fille dans le camp. She had a pistol, but she was using a riding-crop. Elle avait un pistolet, mais elle était en utilisant une cravache. The beatings were very severe. Les coups étaient très sévères. If they were not the cause of death they were not called severe in the camp. Si elles n'étaient pas la cause du décès, ils n'ont pas été appelés graves dans le camp.

Conseil Grese avait contre-interrogé D. Szafran (p. 87):

 

Vous souvenez-vous de nous dire que vous aviez vu Grese, n ° 9, en battant une jeune fille à Bergen-Belsen une quinzaine de jours avant que les troupes britanniques sont arrivés?

 

-- Je m'en souviens maintenant, il était dans la cuisine. Grese was not the kitchen Kommandant, she came there with the Lager Kommandant on inspection. Grese n'était pas le Kommandant cuisine, elle est venue là avec le Kommandant Lager sur l'inspection. She beat the girl with a riding whip made of leather. Elle a battu la jeune fille avec une cravache en cuir.

 

-- Si je vous dis que, à Auschwitz Grese un bâton et, parfois, un fouet, mais que de Bergen-Belsen, elle n'a jamais porté non plus, êtes-vous sûr que vous n'êtes pas confondre sur cet incident?

 

--A Auschwitz, elle portait un pistolet et à Belsen Elle allait avec une cravache. Elle était l'une des rares femmes SS qui avait un permis de port d'armes.  Je ne peux pas dire si elle portait un pistolet au moment de cet incident.  Peut-être il est possible que par le temps que les membres n'étaient pas autorisés à porter des armes.

 Puis, sur le réexamen de ce témoin par le Procureur (p. 90):

 

Vous avez dit que vous pouviez nous dire du bien des cas de conduite plus Grese's?

 

-- Oui. Dans le camp A, bloc 9, Blockàlteste Ria et Hoessler et le docteur Enna, le médecin de la prison, ont fait une sélection pour la chambre à gaz, et deux filles choisies sauté par la fenêtre et Grese approché d'eux car ils étaient couchés sur le sol et a tiré deux fois. She was always active in the camp gate making inspections and if any of the prisoners wore another sock or shoe or anything like that, he or she would be beaten up. Elle a toujours été active dans la porte du camp faire inspection et si l'un des prisonniers portaient des chaussettes ou des chaussures d'une autre ou quelque chose comme ça, il ou elle serait battu.  Je ne peux pas me souvenir ce qu'elle a utilisé pour les battre parce que j'ai eu à subir à l'attention.

 

 Vous avez été demandé à un bon nombre de questions sur les dates.  Avez-vous reçu des calendriers, soit à Auschwitz ou Bergen-Belsen?

 

--  Non, mais je me souviens très bien car ils ont été si terrible et horrible.

 Nous revenons à l'examen Irma Grese, par son propre conseil (p. 251):

 

-- Le témoin Stein nous a dit que, à la sélection dans l'été 1944, certains prisonniers ont essayé de se cacher, mais que vous les avez vus, a dit à quelqu'un, et une femme a été abattu.  Il a été suggéré que la femme a été abattu par un SS en garde.  Aviez vous le pouvoir de délivrer des ordonnances pour un SS ?

 

IG-- Non.

 

Le même témoin a allégué un incident s'est produit quand une mère parlait à sa fille sur le fil entre deux composés, que vous êtes arrivé sur une bicyclette et a battu la mère si violemment qu'elle était couchée sur le sol où vous l'avez lancé ?

 

IG--  Je ne nie pas que je l'ai battue, mais je n'ai pas battu jusqu'à ce qu'elle tomba à terre, et je ne kick pas non plus.

Examen antérieur de la Croix-Ilona Stein par le conseil Grese (pp. 99-100):

 

En ce qui concerne l'incident que vous avez décrite d'une femme d'être abattu lors d'une tentative d'échapper à un défilé de sélection à Auschwitz, était-elle un Hongroise ?

 

IG-- Oui.

 

Vous avez décrit un incident où Grese arrivé sur un vélo et battre une autre femme.  at-elle battue avec sa ceinture?

 

IG -- Je ne sais pas exactement ce qui était dans ses mains, mais je ne voyais qu'elle avait quelque chose en eux. I do remember, however, that I have seen Grese taking off her belt and beating prisoners with it. Je ne me souviens cependant que j'ai vu Grese décoller sa ceinture et battre des prisonniers avec.

 

Was the body taken away on a stretcher by hand or was it taken away by something on wheels? Le corps était emmené sur une civière à la main ou a été emporté par quelque chose sur des roues?

 

-- When somebody died, which happened in very many cases, he was simply put into a blanket and dragged away. - Quand quelqu'un mourait, ce qui s'est passé dans de très nombreux cas, il a été simplement mis dans une couverture et l'entraîna.

 

 Avez-vous jamais été battue par Grese vous-même?

 

-- No, not in the kitchen where I was working, but once when I was out on a working party Grese saw me talking to somebody through the barbed wire and she immediately started beating me. - Non, pas dans la cuisine où je travaillais, mais une fois quand j'étais sur un groupe de travail Grese me voyait parler à quelqu'un à travers les barbelés et elle a immédiatement commencé à me frapper.

 

Did you see Grese beating a great many people a great many times at both camps? Avez-vous vu battre Grese beaucoup de gens bien des fois aux deux camps?

 

--  Je l'ai vue plus souvent le faire à Auschwitz que dans Belsen.

 

Was the reason you only had this one beating from her because you behaved yourself well? Était la raison pour laquelle vous seulement cette frappant l'un d'elle parce que vous avez vous-même se sont bien comportés?

 

-- I had not very great contact with her because, working in the kitchen, we were rather separated. - Je n'avais pas de contact très grande avec elle parce que, travaillant dans la cuisine, nous étions plutôt séparées.

Ilona Stein's deposition reads, in part (p. 747): Dépôt Ilona Stein se lit, en partie (p. 747):

2. 2. Whilst I was at Birkenau an SS woman named Irma Grese was responsible for many beatings, one murder and sending people to the gas chamber. Pendant que j'étais à Birkenau une femme SS nommé Irma Grese était responsable de nombreux passages à tabac, on assassiner et de renvoyer des gens à la chambre à gaz. I identify No. 2 on photograph Z/4/2 as Irma Grese. Je m'identifie n ° 2 sur Z/4/2 photographie en tant Irma Grese. What I speak of I speak of to my own knowledge. Ce dont je parle je parle de mes propres connaissances.

3. 3. In July, 1944, I was working in the kitchen at Birkenau when I saw a woman, whose daughter was in an ajoining camp, go to the dividing wire in order to speak to her daughter. En Juillet 1944, je travaillais dans la cuisine à Birkenau, j'ai vu une femme dont la fille était dans un camp ajoining, allez sur le fil de démarcation afin de parler à sa fille. Grese, who was passing on a bicycle, immediately got off, took off her leather belt and beat the woman with it. GRESE, qui passait en vélo, descendit immédiatement, ôta sa ceinture de cuir et de frapper la femme avec elle. She also beat her on the face and head with her fists, and when the woman fell to the ground she trampled on her. Elle a également battu d'elle sur le visage et la tête avec son poing, et lorsque la femme est tombée au sol, elle piétiné sur elle. Le visage de la femme est devenu enflé et bleu. A friend of the woman's daughter took her away and the woman was in the hospital for three weeks suffering from the effects of the beating. Un ami de la fille de la femme a emmenée avec lui et la femme était à l'hôpital pendant trois semaines, souffrant des effets des coups. I saw everything myself that Grese did to this victim. J'ai tout vu moi-même que Grese a fait à cette victime.

4. 4.  Tandis qu'à Birkenau, j'ai vu Grese effectuer des sélections avec le docteur Mengele de personnes qui devaient être envoyés à la chambre à gaz. Sur ces parades Grese elle-même a choisi le peuple d'être tués de cette façon. In one selection about August, 1944, there were between 2000 and 3000 selected. Dans une sélection vers août 1944, il y avait entre 2000 et 3000 sélectionné. At this selection Grese and Mengele were responsible for selecting those for the gas chamber. Lors de cette sélection Grese et Mengele étaient chargées de choisir ceux pour la chambre à gaz. People chosen would sometimes sneak away from the line and hide themselves under their beds. Peuple élu me glissais parfois loin de la ligne et se cachent sous leur lit. Grese would go and find them, beat them until they collapsed and then drag them back into line again. Grese irait les chercher, les battre jusqu'à ce qu'il s'effondre, puis glissez-les rentrer dans le rang de nouveau. I have seen everything I describe. J'ai vu tout ce que je décris. It was general knowledge in this camp that persons selected in this way went to the gas chamber. On a des connaissances générales dans ce camp que les personnes sélectionnées de cette manière allé à la chambre à gaz.

5. 5. Sometime in August or September 1944, at one of these selection parades, one Hungarian woman who had been selected tried to escape from the line and join her daughter in another line which was for those not chosen. Parfois, en août ou en Septembre 1944, à l'un de ces défilés de sélection, une femme hongroise qui avaient été choisis tenté d'échapper à la ligne et de rejoindre sa fille dans une autre ligne qui était pour ceux qui n'ont pas choisie. Grese noticed this and ordered one of the SS guards to shoot the woman, which he did. Grese remarqué cela et ordonné à l'un des gardes SS de tirer la femme, ce qu'il fit. I did not hear the order, but saw Grese speak to the guard and he was shot at once. Je n'ai pas entendu l'ordre, mais a vu Grese parler au gardien et lui a tiré dessus à la fois. In the company of some nurses from the hospital I took the dead body to the mortuary. En compagnie de certaines infirmières de l'hôpital, j'ai pris le cadavre à la morgue.

We again return to Irma Grese, under prosecution questioning by Col. Nous revenons à nouveau à Irma Grese, l'objet de poursuites en question par le colonel Backhouse (p. 256): Backhouse (p. 256):

 

You affected heavy top-boots and you liked to walk around with a revolver strapped on your waist and a whip in your had, did you not? Vous touchés Haut lourdes bottes et vous aimait à se promener avec un revolver attaché sur votre taille et un fouet à votre avait, avez-vous pas?

 

-- I did not like it. - Je n'ai pas aimé.

 

You thought it very clever to have a whip made in the factory and even when the Kommandant told you to stop using it you went on, did you not? Vous avez pensé qu'il est très habile d'avoir un fouet fait dans l'usine et même lorsque le Kommandant vous a dit de cesser de l'utiliser vous avez ensuite, avez-vous pas?

 

-- Yes. - Oui.

 

What was this whip really made of? Quel était ce fouet vraiment fait?

 

-- Cellophane paper plaited like a pigtail. - Papier cellophane tressée comme une natte. It was translucent like white glass. Il était translucide comme du verre blanc.

 

The type of whip you would use for a horse? Le type de fouet que vous utiliseriez pour un cheval?

 

-- Yes. - Oui.

 

Then most of these prisoners who said they saw you carrying a riding whip were not far wrong, were they? Ensuite, la plupart de ces prisonniers qui ont dit avoir vu, vous porteur d'une cravache, n'étaient pas loin de la vérité, ils étaient?

 

-- No, they were not wrong. - Non, ils n'ont pas tort.

 

Did the other Aufseherinnen have these whips made too? Saviez-les Aufseherinnen autres ont ces fouets faits aussi?

 

-- No. - No.

 

It was just your bright idea? C'était juste votre idée brillante?

 

-- Yes. - Oui.

 

In Lager "C" you used to carry a walking-stick, too, and sometimes you beat people with the whip and sometimes with the stick? En Lager "C" vous avez utilisé pour transporter une canne, elle aussi, et parfois vous battre les gens avec le fouet et, parfois, avec le bâton?

 

-- Yes. -

Étiez-vous autorisé à battre les gens?

 

-- Non.

 

-- Ce n'était donc pas une question  d'ordre de la part de vos supérieurs de le faire.  Vous l'avez fait contre les ordonnances ?

 

-- Oui.

 

 - Étiez-vous la seule personne qui a battu les prisonniers contre les règlements ? (Irùa

 

--  Je ne sais pas.

 

Did you ever see anyone else beat prisoners? Avez-vous jamais vu quelqu'un d'autre à tabac de détenus?

 

-- Oui.

 

- Avez-vous eu parfois des ordres de le faire ?

 

 - Non.

 

- Avez vous donné des ordres à d'autres Aufseherinnen travaillant sous votre autorité de battre les prisonniers ?

 

-- Oui.

 

 - Aviez vous le droit de donner une telle autorisation ?

 

-- Non

Voici une dernière lettre très émouvante de Irma Grese à sa famille alor qu'elle se trouve condamnée à mort

13.12.1945 - 
Lettre de Irma Grese le 08 Décembre, 1945.

Chère Maman

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Biographie et vidéo de Joseph Staline - Le tyran Rouge

Added 21/3/2010

 

Biographie et vidéo de Joseph Staline - Le tyran Rouge

 

 

 

Avec Adolf Hitler, Joseph Staline fut l’un des plus grands criminels de l’Histoire. Son nom réel était Josef (Iossif) Vissarionovitch Djougachvili (russe : Иосиф Виссарионович Джугашвили ; géorgien : იოსებ ბესარიონის ძე ჯუღაშვილი Iosseb Bessarionis dze Djoughachvili), né le 18 décembre 1878 - officiellement le 21 décembre 1879 - et mort le 5 mars 1953, généralement connu sous le nom de Joseph Staline (Иосиф Сталин), a dirigé l'Union soviétique seul pendant vingt-cinq ans, entre la fin des années 1920 et 1953.

 

Staline était un autodidacte, avec une idéologie et une discipline sévère. Staline lisait énormément et s'était forgé une réelle culture littéraire. Mikhaïl Cholokhov par exemple était l'auteur de Staline, promu par lui et il a menacé d'arrêter tous ceux qui oseraient dire de mauvaises choses sur Cholokhov. Il pouvait citer de longs passages de la Bible, de Bismarck ou de Tchekov. Il admirait aussi Dostoïevski...

C’était un élève particulièrement doué... On sait aujourd’hui qu’il avait d’excellentes notes dans toutes les matières : les maths, l’éducation religieuse, le grec, le russe... Autrement dit, ce fils de cordonnier et de blanchisseuse était un authentique intellectuel, qui pouvait lire Platon dans le texte.

Arrivé au pouvoir, il a toujours écrit lui-même et quasiment d’une traite tous ses discours, ses articles et ses dépêches diplomatiques. Il avait une prose claire et souvent subtile... Il aimait beaucoup la musique, l’opéra, les chants caucasiens... Quand il ne chantait pas, il se repassait sans arrêt le même morceau, le concerto n°23 de Mozart...

 

 Il vouait un véritable amour pour le cinéma. En effet chacune des maisons de Staline était équipée

Il supervisait le travail des réalisateurs et des scénaristes. Ses archives révèlent qu’il écrivait lui-même certaines chansons de films... »

 

Staline s'est construit une véritable identité basée sur le mensonge, il s'est inventé et a choisi son nom et sa date de naissance .

 

Il était un paranoïaque avec de multiples visages et facettes, une sorte de  sphinx impénétrable, calculé mais incalculable, obsédé par le chantage, les tortures et les exécutions.

 Staline n'est pas né le 21 décembre 1879, comme il l'avait inventé lui-même, mais le 6 [18] décembre, 1878, à Gory, une petite ville en Géorgie, des milliers de kilomètres de Moscou et plus près de Bagdad que de Saint.-Petersbourg. La Géorgie ensoleillée faisait, du bas Moyen Age (du 13ème au 15ème siècle) partie de l'Empire mongol et plus tard de l'Empire ottoman (1510-1810) et a été seulement conquise par la Russie entre 1810 et 1878. Staline aimait son pays natal.  Son père était un cordonnier errant, brutal et alcoolique. Staline est devenu athée au séminaire et a été renvoyé après cinq ans pour cela. Alors il est devenu un révolutionnaire professionnel; il a gagné sa vie par des attaques et des vols. Il a participé aux congrès du parti en Finlande, Prague et Londres. Et il a appris à connaître la Sibérie en tant qu’exilé.

0n ne peut passer de l’autre côté du miroir qu’avec l’aide des archives et grâce aux témoins qui ont échappé à l’emprise de la terreur et du culte de la personnalité du Petit Père des peuples.  Staline a fondé un système fondé sur la destruction de la propriété privée et l’économie administrée, sur la terreur et le mensonge, et enfin sur la négation de la personne humaine et la prétention à créer un « homme nouveau », relevait du délire, « construction intellectuelle pathologique sans liaison avec le monde réel, et qui s’accompagne d’une conviction absolue »La terreur stalinienne fait appel à une rhétorique populiste

 

 


Staline - le tyran rouge - Part 3/5
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UN ENFANT à l'idéologie très troublée

De fait, ses camarades de classe qui ont pu écrire sans contrainte, comme Joseph Iremachvili, brossent un portrait plus contrasté et nettement plus crédible du jeune Staline : s’il est bien décrit comme intelligent, poète à ses heures, doté d’une excellente mémoire et plutôt doué pour le chant, la logique et l’histoire, il apparaît aussi comme taciturne, dissimulateur, rusé, fourbe, arrogant, cynique, amoral, intrigant, vindicatif, arriviste, allergique à l’autorité, cruel envers les animaux, brutal et dominateur envers ses camarades, insolent et rebelle envers ses professeurs.

Mais il y a pire: en 1899, Staline, devenu membre d’un cercle révolutionnaire social-démocrate, cache dans les af­faires personnelles de ses cama­rades des pamphlets subversifs, après quoi il les dénonce au recteur. Le dortoir est fouillé... et quarante- cinq séminaristes expulsés. Neuf ans plus tard, il s’en vantera auprès d’un compagnon de cellule, Semion Verechtchak, en lui expliquant que « les étudiants expulsés, ayant perdu le droit d’être prêtres, avaient pu ainsi devenir de bons révolutionnaires»...

 De 1922 à 1953, il fut secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique. D'abord surnommé Sosso (diminutif de Iossif) pendant son enfance, il se fit appeler Koba (d'après un héros populaire géorgien) dans ses premières années de militantisme clandestin Joseph staline vissarionovitchet par ses amis proches. Il a ensuite utilisé le pseudonyme de Staline, formé sur le mot russe сталь (stal), qui signifie acier.

Par un jeu patient d'intrigues souterraines et d'alliances successives avec les diverses factions du parti unique bolchevik, et en s'appuyant sur la toute-puissante police politique et sur la bureaucratisation croissante du régime, il accéda progressivement au pouvoir personnel absolu, et transforma l'URSS en un régime de type « totalitaire » dont le culte obligatoire rendu à sa propre personne fut un
des traits les plus marquants.

Staline était tout à fait conscient du culte qu'il avait créé. Son environnement l'appelait chef et père et il ne s'est pas opposé du tout. Mais quelquefois c'était trop, même pour lui. Ivan Stepanovitch Koniev (1897-1973), Georgi Maximilianovitch Malenkov (1902-1988) et Viatcheslav Mikhailovitch Molotov (1890-1986) ont voulu lui offrir le titre de generalissimus après la Seconde Guerre mondiale. Mais Staline était contre et il a dit à Koniev : "Le camarade Staline n'en a pas besoin. Le camarade Staline a de l'autorité suffisante sans avoir ce titre. Tchang Kaï-chek est un generalissimus, Franco est un generalissimo - quelle compagnie plaisante pour moi! ".

Entreprenant d'arracher spectaculairement le pays à son arriération ancestrale, il fit nationaliser intégralement les terres, et industrialisa l'Union soviétique à marche forcée par les très ambitieux et souvent irréalistes plans quinquennaux, sans souci des oppositions, brisées, ni du lourd coût humain et social.

Son long règne fut marqué par un régime de terreur et de délation paroxystique, encore plus prégnant en temps de paix qu'en temps de guerre, et par la mise à mort ou l'envoi aux camps de travail du Goulag de millions de personnes généralement innocentes, notamment au cours de la collectivisation des campagnes et des Grandes Purges de 1937. Il pratiqua aussi bien des déplacements de population massifs, dont la déportation intégrale d'une quinzaine de minorités nationales, que la sédentarisation forcée non moins désastreuse de nomades d'Asie centrale. Il nia aussi l'existence des famines meurtrières de 1932-1933 (Holodomor) et de 1946-1947 après les avoir en partie provoquées par sa politique brutale.

Le secret et la propagande systématiquement entretenus autour de ses actes firent du travestissement de la réalité et de la réécriture du passé une caractéristique permanente de son pouvoir absolu.

Son souvenir est néanmoins aussi associé à la victoire militaire de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie,
dont il fut le principal vainqueur après la rupture en juin 1941 de leur pacte de non-agression conclu en août 1939. La Seconde Guerre mondiale, après avoir mis l'URSS au bord du gouffre, revêtit le « Petit Père des Peuples » d'un prestige énorme dans le monde entier (à sa mort il y eut 3 jours de deuil en France, sous la droite), et permit au successeur des tsars et de Lénine d'étendre son système à un empire immense allant désormais de Berlin-Est à l'Océan Pacifique.

  1. Sa difficile enfance et son apprentissage

    Né à Gori, en Géorgie le 18 décembre 1878 d'une mère couturière et d'un père cordonnier, son caractère difficile serait, selon certains, la conséquence du tempérament oppressif de son père Vissarion Djougachvili, créant en lui un désir de rébellion, encore absent à l'époque de l'enfance. Sa mère, Ekaterina Gavrilovna Gueladzé, fervente orthodoxe, Ekaterina Guorguievna Gueladzé mère stalinele pousse vers la prêtrise, et tente par tous les moyens de financer ses études qu'il poursuit jusqu'en 1898 avec succès. Après la réussite de ses examens, Iossif (Joseph) Vissarionovich entre au séminaire de Tbilissi (Tiflis) et y reste jusqu'à vingt ans.
    La famille vit dans la pauvreté, dans une maisonnette de Gori. Ekaterina dira par la suite : "
    La pluie coulait par le toit de notre petite maison sombre et il faisait humide. On mangeait mal". Simon Sebag Montefiore, Le jeune Staline, p. 67

 

     

     

     Le climat familial est violent : Vissarion, souvent ivre, bat sa femme ainsi que Joseph et, en 1883, il quitte le foyer, obligeant Kéké à trouver du travail. Comme Hitler, Staline fut battu par un père ivrogne dont le surnom, «Besso le dingue», suffit à décliner la personnalité.Elle occupe un poste de bonne à tout faire chez de riches employeurs de Gori pour lesquels elle fait le ménage, des travaux de couture et cuit le pain. Il est également fait mention de prostitution. Elle sera recueillie au presbytère, chez le prêtre orthodoxe Tcharviani aux côtés duquel elle s'installe et qui la conseille sur l'avenir de Joseph. En 1888, Iekaterina encouragea son fils à entrer dans les ordres et finance ses études avec son maigre revenu. Durant l'été 1889, Ekaterina est passée près de la catastrophe, son fils a failli être écrasé par une lourde charrette, il n'a que le bras gauche de cassé mais cette séquelle le suivra toute sa vie...
    Au séminaire, il suit divers cours, dont lectures des textes saints, religion, droit, etc. Iossif (Joseph) Vissarionovich n'entre pas encore en contact avec le marxisme. Ce n'est qu'en 1899 qu'il commence à se montrer rebelle à l'autorité du séminaire. Mais son attitude ne peut encore être qualifiée de révolutionnaire. Après avoir reçu plusieurs corrections pour lecture de livres interdits (en particulier Les Travailleurs de la Mer de Victor Hugo) et malgré les faveurs que lui accorde le recteur du séminaire, il est expulsé en 1899 pour absence à l'examen de lectures bibliques ; l'expérience au séminaire marqua le futur dirigeant soviétique jusqu'à la fin de sa vie, comme par exemple, dans un texte de 1905, paru dans la Proletariats Brdzola, où il écrit :

    « Ce serait profaner ce qu'il y a de plus sacré dans le parti que de donner à un bavard le nom de membre du parti, c'est-à-dire de dirigeant de l'armée des prolétaires. Le Parti, par l'entremise du Comité Central conduit dignement en avant cette armée sacrée. »

    Il lit assidûment Dostoïevski, mais l'interdira sous prétexte qu'il était mauvais pour la jeunesse.

    Iossif Vissarionovich commence alors sa carrière de révolutionnaire, de manière clandestine, sous le surnom de Koba (Ours). Il se fait arrêter à de nombreuses reprises. En 1907, il est impliqué dans des braquages de banques servant à financer le Parti. Il est déporté plusieurs fois en Sibérie et s'évade à chaque fois. Il s'évade notamment en 1904 et adhère alors à la faction bolchevique du P.O.S.D.R.. C'est à cette époque qu'il rencontre pour la première fois Lénine. Il en fit un récit élogieux en 1924, une semaine après la mort de ce dernier :

    « Lorsque je le comparais aux autres dirigeants de notre Parti, il me semble toujours que les compagnons de lutte de Lénine – Plekhanov, Martov, Axelrod et d’autres encore – étaient moins grands que lui d’une tête ; que Lénine comparé à eux, n’était pas simplement un des dirigeants, mais un dirigeant de type supérieur, un aigle des montagnes, sans peur dans la lutte et menant hardiment le Parti en avant, dans les chemins inexplorés du mouvement révolutionnaire russe »

    Paradoxalement, si Staline était élogieux au sujet de Lénine, la réciproque était loin d'être toujours valable. En 1911, Lénine parle de lui comme du « merveilleux Géorgien », mais en 1915, dans une lettre à Gorki, il a oublié son nom. Pendant la guerre civile, il apprécie Staline comme un exécutant efficace et discipliné, qui lui a assuré que « main ne tremble pas », mais leurs relations politiques et personnelles se dégradent sensiblement en 1922-1923. Aussi, dans son testament politique, en mars 1923, Lénine écrivit :


    « Staline est trop brutal, et ce défaut parfaitement tolérable dans notre milieu et dans les relations entre nous, communistes, ne l’est pas dans les fonctions de secrétaire général. Je propose donc aux camarades d’étudier un moyen pour démettre Staline de ce poste et pour nommer à sa place une autre personne qui n’aurait en toutes choses sur le camarade Staline qu’un seul avantage, celui d’être plus tolérant, plus loyal, plus poli et plus attentif envers les camarades, d’humeur moins capricieuse, etc. »


    L'accès au pouvoir suprême

     

     


    Staline était un homme pleins de contradictons.
    Après la chute du régime tsariste lors de la Révolution de février 1917, Staline, à peine de retour d'une longue déportation en Sibérie, prend en main la direction du Parti à Pétrograd. Il prône alors la politique du « soutien critique » au gouvernement provisoire réformiste bourgeois d'Alexandre Kerensky. Néanmoins, dès le retour d'exil de Lénine, il se rangea très rapidement aux Thèses d'Avril. Celles-ci avançaient l'idée que la tâche des bolcheviks était de préparer la révolution socialiste, seule à même, selon Lénine, de donner le pouvoir au peuple et d'arrêter la guerre.

    Exécutant dévoué, Staline ne joue aucun rôle de premier plan dans la Révolution russe, mais il a l'habileté, comme toujours depuis qu'il est membre du Parti, de s'aligner systématiquement sur les positions de Lénine. Cela lui permettra bien plus tard de reprocher comme des crimes à ses camarades la moindre divergence antérieure avec le défunt Lénine.

    À l'été 1917, il est membre fondateur du Politburo.

    Staline, d'origine géorgienne, est nommé Commissaire aux Nationalités dans le Conseil des commissaires du peuple issu de la révolution.

    Pendant la guerre civile russe, il est commissaire bolchevique à Tsaritsyne (future Stalingrad). Il s'y fait remarquer par sa propension à attribuer à des « saboteurs » tous les problèmes rencontrés, par sa méfiance viscérale des « experts » et autres « spécialistes bourgeois » recyclés par le nouveau régime, méfiance qui ne le quittera jamais, et par son absence complète de sentiment lorsqu'il prend des mesures radicales et ordonne des exécutions en nombre. Il s'y heurte déjà à Léon Trotski, chef suprême de l'Armée rouge.

    C'est aussi à Tsaritsyne qu'il se forge son clan de fidèles qui l'aideront vers la marche au pouvoir : les chefs de la cavalerie rouge Kliment Vorochilov et Semion Boudienny en premier lieu, bientôt rejoints par des compatriotes du Caucase (Grigory Ordjonikidze) puis des hommes unis par la détestation de Trotski. C'est aussi pendant la guerre civile que Staline noue des relations étroites avec la police politique, la redoutable Tcheka, et son fondateur et chef suprême Félix Dzerjinski. Cette alliance avec la police, qui sera la clé du futur régime stalinien, ira se renforçant d'année en année, au point que Staline confiera aux tchékistes la gestion et l'éducation de sa propre famille.

    En 1920, une désobéissance de Staline aux ordres du général Toukhatchevski est une des causes importantes de l'échec de la marche sur Varsovie et de la défaite dans la guerre russo-polonaise.

    Bureaucrate laborieux et discret, Staline gravit silencieusement les échelons et devient Secrétaire général du parti le 3 avril 1922, fonction qu'il transforma rapidement en poste le plus important du pays.

    La même année, avec son compatriote Grigory Ordjonikidze, Staline planifia l'invasion de leur pays d'origine, la Géorgie, dont le gouvernement menchevik était régulièrement élu et l'indépendance internationalement reconnue y compris par Moscou. Les violences qui accompagnèrent ce rattachement forcé à l'Union soviétique provoquèrent la colère impuissante de Lénine, déjà malade.

    Pour parvenir au pouvoir suprême, Staline s'appuie sur la bureaucratie naissante, sur la police, sur son clan de fidèles et sur un jeu habile d'alliances successives avec les diverses factions au sein du Parti. Avant la mort de Lénine (1924), il exerce déjà une autorité considérable. Personnage en apparence terne et peu porté aux discours théoriques brillants, c'est un génie de l'intrigue souterraine. Il joue pendant des années au modéré, et laisse aux divers groupes le soin de s'invectiver et de se discréditer les uns les autres, tout en tissant sa toile. Maints vétérans du Parti, mais plus encore les nouveaux bureaucrates d'origine plébéienne qu'il promut en nombre se reconnaissent facilement en ce personnage d'apparence bonhomme, bon vulgarisateur, qui se tait à la plupart des réunions et fume tranquillement sa pipe entre deux paroles apaisantes. Il leur convient mieux qu'un Trotski solitaire et trop brillant pour eux, qui les critique âprement, et qui n'a pas su se tisser de réseaux dans un Parti qu'il n'a rejoint qu'en 1917. Cependant, Lénine le trouve trop « brutal » et lui préfère Trotski ; c'est pourquoi, après la mort de Lénine, Staline fera disparaître le « testament de Lénine », dans lequel celui-ci affirmait son hostilité à l'égard de Staline.

    En 1924-1925, allié de Kamenev et de Zinoviev, Staline évince Trotski du gouvernement. En 1926, allié à la droite de Boukharine, il fait écarter du Politburo et du Komintern Trotski, Zinoviev et Kamenev, réconciliés entre-temps. Ayant battu l'opposition de gauche, il se retourne en 1928-1929 contre l'opposition de droite de Boukharine et Rykov, chassés respectivement de la tête du Komintern et du gouvernement. En 1929, Staline fait exiler Trotski d'URSS et achève d'installer ses hommes à tous les postes-clés. La célébration en grande pompe de ses 50 ans, le 21 décembre 1929, marque aussi les débuts du culte autour de sa personnalité.


    Le stalinisme
    Articles détaillés : Stalinisme et Histoire de l'URSS sous Staline.

    La prise de pouvoir et le « Grand Tournant »


    En 1924, Staline succède à Lénine. Il abandonne peu à peu la direction de type collégiale pour progressivement imposer, en s'appuyant sur la bureaucratie née lors de la guerre civile, une dictature totalitaire. Il veut faire de l'Union soviétique la vitrine du communisme et une grande puissance industrielle.Un régime de pouvoir personnel absolu est mis en place progressivement, processus achevé à la fin des années 1930.

    Peu porté à l'internationalisme inhérent au communisme, Staline désigne sa politique sous le nom de « marxisme-léninisme » et de « socialisme dans un seul pays ». Presque jamais sorti de Russie, méprisant envers le Komintern (« la boutique »), il ne croit pas à une révolution mondiale qui n'en finit pas de se faire attendre, et veut compter sur les seules forces de l'Union Soviétique. Il ne croit plus non plus à une NEP à bout de souffle (rétablissement du rationnement, 1928) et qui exige du temps pour moderniser l'URSS. Hanté comme tous les bolcheviks par la possibilité d'une prochaine confrontation avec les pays capitalistes, il veut accélérer à tout prix la modernisation industrielle pour s'y préparer. C'est le sens de son fameux discours au XVIe Congrès du Parti (juin 1930) où il martèle que « chaque fois que la Russie a été en retard, nous avons été battus ». D'où, à partir de fin 1928, la priorité absolue que Staline accorde à l'accumulation du capital par pressurisation de la paysannerie (jusque là ménagée par la NEP), au développement « à toute vapeur » des moyens de production et de l'industrie lourde.

    De 1929 à 1933, Staline impose donc avec violence la « collectivisation » forcée des terres à des campagnes qui y sont très largement hostiles. Il livre en fait ce qui est peut être considéré comme la dernière guerre paysanne de l'histoire européenne. En 1934, l'objectif est atteint, mais à un prix terrifiant : la moitié du cheptel abattu sur place par les paysans, les riches terres à blé d'Ukraine et d'autres régions ravagées par la famine de 1932-1933 (au moins 4 à 5 millions de morts) que Staline n'a rien fait pour empêcher même en admettant qu'il ne l'a pas délibérément provoquée, d'innombrables violences, morts ou destructions, fuite anarchique de 25 millions de campagnards vers des villes vite surpeuplées, plus de deux millions de prétendus Koulak (paysans supposés « riches ») déportés par familles entières en Sibérie et abandonnés sur place à leur sort... Le système des kolkhozes et des sovkhozes permet à l'État d'acheter à vil prix les récoltes et de financer l'industrialisation. Mais devant la résistance passive des paysans (sous-productivité systématique), Staline leur concède un lopin privé de terre en 1935 : à la fin de la décennie, ces derniers produisent 25 % des récoltes sur 3 % des terres, et la majorité des fruits et légumes d'URSS ainsi que 72 % du lait et de la viande. La Russie, premier exportateur de céréales du monde sous les tsars, devient définitivement pays importateur. À Winston Churchill, Staline dira que la collectivisation représenta pour lui une épreuve « pire que la guerre ». Selon Anne Applebaum, si Staline a brisé la continuité de l'histoire russe, c'est bien dans les campagnes.

    Parallèlement, en 1928, Staline crée le Gosplan, organisme d'État rigide chargé de veiller au bon fonctionnement d'une planification impérative et très ambitieuse. Le premier plan quinquennal (1928-1933) fait de l'URSS de Staline une dictature productiviste vivant dans l'obsession d'accomplir et de dépasser des normes de production toujours rehaussées. Staline rétablit le salaire aux pièces et le livret ouvrier, allonge la journée de travail, encourage la naissance d'une nouvelle aristocratie ouvrière en patronnant le mouvement stakhanoviste (1935) et fait punir d'envoi au Goulag tout retard répété de plus de 10 minutes. En quelques années, le pays change radicalement d'aspect et se couvre de grands travaux en partie réalisés par la main-d'œuvre servile du Goulag : métro de Moscou, villes nouvelles, canaux, barrages, énormes usines… Mais le prix est tout autant démesuré : gouffre financier, inflation, gaspillages, travaux bâclés à l'origine du « mal-développement » dont l'URSS périra en 1991. Le sacrifice délibéré des industries de consommation et la pression exercée sur la classe ouvrière font que sous le Premier Plan, le niveau de vie des ouvriers soviétiques baisse de 40 %.

    À partir de 1934, un tournant réactionnaire est également effectué dans le domaine des mœurs : interdiction de l'avortement (certes aussi interdit dans tous les autres pays), rétablissement des peines de prison contre les homosexuels (ce qui était également pratiqué dans quelques pays occidentaux), culte de la « famille socialiste ». Staline restaure aussi le titre de maréchal, revient au nationalisme grand-russe, à l'académisme dans l'art, à la libre consommation de la vodka. Enfin, dès 1935, Staline ramène l'âge limite pour la condamnation à mort à 12 ans.

    Certains marxistes se réclamant de Lénine s'opposent alors au « marxisme-léninisme » de Staline : les trotskistes dénoncent la dictature à l'intérieur du Parti, les bordiguistes dénoncent la politique économique de Staline comme une forme de capitalisme d'État (analyse partagée par les « décistes » du groupe Sapronov). Des organisations communistes anti-staliniennes se créent à partir des années 1920. L’Opposition communiste internationale est créée en 1930.

    De 1936 à 1938, les Procès de Moscou sont montés pour éliminer les vieux bolcheviks opposants ou s’étant opposés à staline. En 1938, Trotski fonde la IVe Internationale rassemblant les organisations trotskistes. Il est assassiné par Ramon Mercader, un agent de Staline, en 1940 au Mexique.

    Au XVIIe Congrès du PCUS, dit Congrès des Vainqueurs (février 1934), les pires difficultés du Grand Tournant semblent passées. Le nom de Staline est acclamé et cité plusieurs dizaines de fois dans chaque discours. Lui-même multiplie les signes d'apaisement envers les anciens opposants et de libéralisation pour la société soviétique. Mais il mesure aussi la persistance sourde des critiques à son encontre : il n'est réélu au Comité Central qu'en dernier de la liste, son nom étant rayé plus d'une centaine de fois. Le but des Grandes Purges sera notamment d'anéantir les dernières potentialités de résistance au sein du Parti et de la population.


    Les Grandes Purges, refondation définitive du pouvoir de Staline

    Le 1er décembre 1934, Staline apprend l'assassinat à Leningrad de son familier Kirov, chef du Parti de la deuxième capitale du pays. Il semble établi aujourd'hui qu'il n'a pas organisé lui-même cet attentat, dû à un jeune révolté, mais il exploite tout de suite l'évènement pour relancer une campagne de terreur. Le soir même, il fait promulguer un décret suspendant toutes les garanties de droit et rendant sans appel les sentences de mort prononcées par les juridictions spéciales du NKVD. Il débarque en personne à Leningrad et en fait déporter des milliers d'habitants.

    En août 1936, le premier des trois procès de Moscou engage la liquidation physique de la vieille garde bolchevique. Staline se débarrasse définitivement de ses anciens rivaux des années 1920, déjà vaincus politiquement depuis longtemps.

    Au-delà, il entreprend de remplacer ceux qui l'ont soutenu et aidé dans les années 1920-1930 par une nouvelle génération de cadres. Les jeunes promus de la « génération de 1937 » (Khrouchtchev, Beria, Malenkov, Jdanov, Brejnev, etc.) n'ont connu que Staline et lui doivent tout. Ils lui vouent un culte sans réserve, là où la précédente génération voyait davantage en Staline son patron ou un primus inter pares qu'un dieu vivant, et n'hésitait pas à le critiquer parfois avec loyauté mais franchise. Entre 1937 et 1939, Staline planifie l'élimination de la moitié du Bureau Politique, des trois quarts des membres du Parti ayant adhéré entre 1920 et 1935, etc. La Terreur n'épargne aucun organisme : des coupes claires frappent ministères, Gosplan, Komintern, Armée rouge et même à terme… l'encadrement du Goulag et les policiers du NKVD.

    Les Grandes Purges permettent également à Staline d'éliminer radicalement tous les éléments socialement suspects et tous les mécontents suscités par sa politique. Alors que les tensions diplomatiques s'accumulent en Europe depuis l'avènement d'Adolf Hitler, et que le déclenchement de la guerre d'Espagne en juillet 1936 fait craindre l'irruption d'un nouveau conflit général, Staline entend éliminer tout ce qui pourrait constituer une « cinquième colonne » de l'ennemi en cas d'invasion. Une série d'opérations frappent par centaines de milliers les dékoulakisés appauvris par la collectivisation, les vagabonds et marginaux engendrés par cette dernière, les anciens membres des classes dirigeantes et leurs enfants, tous les individus entretenant ou ayant entretenu des relations avec l'étranger (corps diplomatique, anciens combattants d'Espagne, agents du Komintern, et, ainsi que le montre Robert Conquest, jusqu'aux espérantistes, aux philatélistes et aux astronomes !).

    À plus court terme, Staline fournit aussi à la population des boucs émissaires aux difficultés du quotidien, en rejetant tout le mal sur une pléthore de « saboteurs ». Il règle ses comptes avec les techniciens et les spécialistes compétents, qui ont souvent osé contredire ses directives et ses objectifs irréalistes, et dont il se méfie depuis toujours en raison de leur faible présence au Parti ; il les remplace par une génération de nouveaux spécialistes issus des couches populaires et qui, formés sous le Ier Plan, n'ont connu que la révolution et son régime. Il brise aussi les réseaux clientélistes et les fiefs géographiques ou ministériels que se sont constitués les membres du gouvernement et du Politburo, ou bien, à tous les échelons, les responsables du Parti et les chefs de Goulag. Il entretient plus largement une atmosphère de suspicion généralisée qui brise les solidarités amicales, familiales ou professionnelles.

    Pareillement, Staline considère que les minorités nationales frontalières sont par définition suspectes : aussi ordonne-t-il la déportation de centaines de milliers de Polonais et de Baltes, ou le transfert en Asie centrale de 170 000 Coréens. Mais c'est aussi la sédentarisation forcée des nomades d'Asie centrale, notamment au Kazakhstan, qui se solde par un désastre démographique et la perte de nombreuses traditions culturelles

    Le principe totalitaire de la responsabilité collective défendu par Staline fait que la « faute » d'un individu s'étend à son conjoint, à ses enfants, à sa famille entière, à tout son réseau d'amis et de relations. Par exemple, le 5 juillet 1937, le Politburo ordonne au NKVD d'interner toutes les épouses de « traîtres » en camp pour 5 à 8 ans, et de placer leurs enfants de moins de 15 ans « sous protection de l’État ». Ordre qui conduit à arrêter 18 000 épouses et 25 000 enfants, et à placer près d'un million d’enfants de moins de 3 ans dans des orphelinats.

    Par ailleurs, les familles des plus proches hommes de confiance de Staline (Molotov, Kaganovitch, Kalinine, etc.) sont elles-mêmes frappées par les purges. Le meilleur ami de Staline, Grigory Ordjonikidze, qui s'est montré hostile devant lui à la purge des cadres de l'industrie, voit son frère fusillé et se suicide en signe de protestation (février 1937). La famille même de Staline n'est pas épargnée par la Terreur, avec la disparition et l'exécution de ses proches parents Maria Svanidze, Pavel Allilouiev, Stanislas Redens...

    En 1939, à l'arrêt des Grandes Purges - autrement appelée la Grande Terreur, d'autant que selon les calculs de Nicolas Werth, elles ont frappé à 94 % des non-communistes - Staline a éliminé les dernières sphères d'autonomie dans le parti et la société, et imposé définitivement son culte et son pouvoir absolu. Il a pris ce faisant le risque de désorganiser gravement son armée et son pays, alors même que la guerre approche.


    SA Politique extérieure

    Dans les années 1930, la politique extérieure de Staline est à géométrie variable.

    Tout d’abord, lors du VIIe Congrès du Komintern en août 1928, il impose la politique « classe contre classe » aux partis communistes. La social-démocratie, qu'il a qualifié d'« aile modérée du fascisme », est considérée comme l'ennemi prioritaire, et toute entente même tactique avec elle est prohibée. Cette politique conduisit le PCF à son pire isolement de l'Entre-deux-Guerres et à une chute électorale notable. Elle a surtout facilité l'accès au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne. En mars 1933, alors que la destruction de la République de Weimar est presque achevée et que les communistes allemands prennent en nombre le chemin des camps de concentration, le KPD clandestin et le Komintern répètent inlassablement que les événements démontrent la justesse des attaques contre la social-démocratie et la nécessité de les poursuivre sans changement…

    Staline a d'abord pensé que l'expérience Hitler ne durerait pas : « Après lui, ce sera nous ». Mais le régime nazi se consolide, et une menace militaire réelle plane désormais sur l'URSS. Dès lors, à partir de juin 1934, Staline se ravise et lance une politique d’alliance des partis communistes avec des « partis bourgeois » pour tenter de faire reculer le fascisme et le nationalisme. Il rapproche parallèlement l'Union Soviétique des États occidentaux, ce qui a pour conséquence l’entrée tardive de l’URSS dans la SDN (1934) ou la conclusion du pacte d'assistance franco-soviétique lors de l'entrevue Laval-Staline (mai 1935). C’est ainsi que le Front populaire peut se constituer en France et en Espagne et qu’en Chine, le 22 septembre 1937, Tchang Kaï-chek s’accorde avec Mao Zedong contre l'impérialisme du Japon et signe un pacte de non-agression avec l’URSS. En URSS même, Staline s'efforce de jouer davantage au libéral en faisant promulguer la « constitution stalinienne » de 1936, annoncée comme « la plus démocratique du monde », en signe envers l'Occident.

    Dans la guerre d'Espagne, à partir de fin octobre 1936, Staline est le seul chef d'État à intervenir officiellement aux côtés de la République espagnole, menacée par Franco aidé de Hitler et Mussolini. Mais s'il envoie des chars, des avions et des conseillers, il en profite aussi

    aussi pour faire main basse sur l'or de la banque d'Espagne, pour freiner sur place le mouvement révolutionnaire tout en satellisant le gouvernement espagnol, et pour faire liquider physiquement de nombreux anarchistes, trotskistes, et marxistes dissidents du POUM.

    Les documents du Komintern montrent cependant que même dans ces années où il fait figure d'allié des démocraties, Staline n'a pas renoncé à l'espoir secret d'un pacte avec Hitler, qui mettrait à l'abri l'URSS et lui garantirait en outre des bénéfices territoriaux. Il fait régulièrement modérer les attaques de la presse contre le régime allemand, ou tente quelques sondages secrets à Berlin. Les procès de Moscou et les purges qui meurtrissent l'Armée rouge troublent les démocraties occidentales, où l'anticommunisme reste très fort, et leur font douter des capacités de cette dernière.

    Staline est furieux que son pays n'ait pas été convié à la conférence qui décide des accords de Munich (30 septembre 1938), et craint une entente des Occidentaux avec Hitler contre l'URSS. Staline fait clairement savoir, début 1939, que Moscou se liera au plus offrant.

    Le 12 août 1939, les plénipotentiaires de la France et du Royaume-Uni sont en visite en URSS afin de tenter in extremis de refonder l’alliance de 1914, après avoir refusé à de nombreuses reprises les propositions similaires faites auparavant par Staline. Mais Staline, se justifiant en invoquant l'abandon d'une réelle volonté des démocraties occidentales de combattre Hitler, signe, le 23 août 1939, le pacte germano-soviétique. Un protocole secret du pacte prévoit le partage de la Pologne, dont la moitié est laissée à l'Armée rouge, et laisse à l'URSS les mains libres en Finlande et aux Pays baltes.


    La Seconde Guerre mondiale
    Avant le début de la Seconde Guerre mondiale en Europe, l'URSS gagne deux batailles de frontières contre le Japon : la bataille du lac Khasan en 1938, puis la bataille de Halhin Gol en Mongolie en 1939. Le 17 septembre 1939, les troupes de Staline entrent en Pologne et prennent à revers l'armée de ce pays agressé par Hitler. Le 30 novembre, elles agressent la Finlande, et enregistrent des revers spectaculaires et inquiétants, avant de faire plier ce petit État d'Europe septentrionale sous le nombre en mars 1940. En juin, Staline annexe les États baltes, puis en août la Bessarabie roumaine, érigée en république de Moldavie. La terreur et la soviétisation accélérée s'abattent aussitôt sur ces territoires. Elles se traduisent par la déportation de plusieurs centaines de milliers d'habitants et le meurtre d'une partie des élites locales. Le 5 mars 1940, Staline fait contresigner par le Politburo son ordre d'exécuter près de 20 000 officiers polonais capturés, qui seront en particulier enterrés près de Katyń.

    Staline respecte scrupuleusement le Pacte germano-soviétique. Jusqu'à la nuit du 21 au 22 juin 1941, il livre ponctuellement et à crédit à Hitler des céréales et des matières premières dont le Reich a besoin. Il livre aussi à la Gestapo plusieurs dizaines de communistes allemands réfugiés à Moscou.

    Le pacte prend fin le 22 juin 1941 avec l'invasion de l'URSS par la Wehrmacht.

    Contrairement à la légende longtemps répandue, Staline ne s'est pas effondré psychologiquement devant la trahison d'Hitler, ni n'est resté plusieurs jours prostré et incapable de réagir. Les archives et les témoignages concordent aujourd'hui à prouver qu'il fut à son poste nuit et jour pendant la première semaine d'invasion, et qu'il prit aussitôt des mesures radicales, avec un bonheur très inégal.

    Il n'en reste pas moins vrai que Staline refusa jusqu'au dernier moment de croire les rapports qui le prévenaient depuis de longs mois de l'imminence d'une invasion, allant même jusqu'à menacer de liquider ceux qui s'en faisaient écho avec trop d'insistance. Il semble s'être laissé paralyser par la hantise d'une provocation allemande, occidentale voire de ses propres chefs militaires. Il se raccrochait désespérément à l'idée que l'année était trop avancée pour que Hitler commette la même erreur que Napoléon. De ce fait, les troupes furent mises en alerte très tard et incomplètement, tandis que l'aviation put être détruite au sol. Et le matin même du 22 juin, l'Armée rouge n'osait pas ouvrir le feu, ni n'avait le droit de franchir la frontière en cas de contre-attaque victorieuse…

    Les purges de l'avant-guerre, en particulier celle de 1937, avaient meurtri l'Armée rouge, puisque la quasi-totalité des généraux modernisateurs et compétents avaient été éliminés. De même, sur cinq maréchaux, seuls avaient survécu les deux tenants inconditionnels de la cavalerie, amis de toujours de Staline, ennemis jurés des tanks… L'effort de modernisation tenté in extremis avant l'invasion, de même que la réintégration de milliers d'officiers purgés sortis en loques du Goulag (comme le futur maréchal Rokossovki) ne purent empêcher les désastres initiaux.

    Dans les premiers mois, Staline perd des milliers de chars et d'avions, et laisse encercler d'immenses armées. L'URSS perd un million de km² et plusieurs millions de prisonniers, exterminés par les nazis. Moscou n'est sauvée que grâce aux victoires sur les Japonais (en 1939, incident dit du Khalkin Gol, qui enleva à l'armée japonaise toute idée d'affronter les Russes) et à l'assurance donnée par Richard Sorge que le Japon n'ouvrirait pas un front en Extrême-Orient - ce qui rend disponibles les troupes sibériennes au moment crucial de l'hiver 1941.

    Cependant, l'invasion nazie, commencée trop tard, est dès le début inférieure aux attentes allemandes, même si la Wehrmacht avance très loin avec des pertes limitées. Et de l'avis de ses historiens même les plus critiques, Staline démontra son sang-froid et son génie politique, en s'adressant dès le 3 juillet 1941 à ses « frères-et-sœurs » soviétiques, en proclamant l'union sacrée dans la « Grande Guerre patriotique », et surtout, en décidant de rester dans Moscou menacée, à la surprise de ses proches. Sa présence galvanisa les énergies et enraya un début de panique. Le 6 décembre 1941, l'Armée rouge stoppa des Allemands à bout de souffle à 22 km de la capitale.

    Après cet échec, l'armée nazie cherche à se ravitailler à l'Est avec le pétrole du Caucase. Après un court succès, l'armée allemande sort vaincue de la bataille de Stalingrad. La ville, au nom symbolique, devient l'objet de l'attention universelle. Entièrement détruite sous les bombes et par les combats de rue, 300 000 Allemands y périssent ou y sont faits prisonniers, la 6e Armée encerclée capitulant les 30 janvier-2 février 1943.

    C'est le début du recul allemand. À la bataille de Koursk, la plus grande confrontation de blindés de l'histoire, 500 000 hommes et 1 500 chars sont mis hors de combat.

    Après ses erreurs dramatiques en 1941, Staline a su faire progressivement un réel apprentissage militaire, et surtout accepter de laisser une plus large autonomie à ses généraux. S'il ne s'est jamais rendu au front, il déserre l'emprise du gouvernement sur la société, noue une trêve avec les Églises, met l'accent sur la défense de la patrie et non plus sur la révolution. Cependant son pouvoir absolu reste intact et même renforcé : chef du gouvernement depuis mai 1941, Staline se fait nommer commissaire à la Défense en août 1941, commandant en chef suprême en juillet 1942, maréchal en 1943, généralissime en 1945. L'Internationale cesse d'être l'hymne soviétique pour être remplacée par un chant patriotique qui mentionne son nom. Et c'est aussi la nature totalitaire du gouvernement qui lui permet d'imposer une stratégie d'offensive à tout prix et d'attaque frontale de l'ennemi, très coûteuse en hommes et abandonnée en Occident depuis la Grande Guerre.

    Des équipes spéciales du NKVD se chargeaient ainsi à Stalingrad de mitrailler les soldats qui refluaient vers l'arrière. De même les prisonniers et leurs familles étaient officiellement reniés et considérés comme des traîtres, tandis que des généraux et officiers de tout rang furent fusillés dès les premiers jours, boucs émissaires des erreurs du chef suprême. En pleine avance allemande de 1941, Staline détourna aussi des forces importantes du front pour faire déporter intégralement les Allemands de la Volga, descendants de colons installés au XVIIIe siècle. En 1944, il fit déporter

     

    De 1922 à 1953, il a dirigé d’une main de fer la Russie, alors associée a d’autres pays sous le nom d’URSS. Mais il exerçait aussi une influence très forte sur les dirigeants des pays d’Europe de l’Est et sur la Chine. Ainsi, jusqu’à sa mort, en 1953, Joseph Staline a dominé un quart de la planète.

     

     

     

     

    Joseph Staline

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    Biographie Margot Dreschel

    Added 25/3/2010

    Margot Dreschel

     

     

     Margot Dreschel est née le 17 Mai 1908 à Neugersdorf, en Allemagne et a été pendue le Juin 1945. Elle était une gardienne de prison dans les camps de concentration. Elle était célèbre pour les coups brutaux qu'elle infligeait aux détenus. Her tasks also includes selecting women and children to the gas chambers.

     Avant son engagement comme auxiliaire SS , elle travailla dans un bureau à Berlin. Le 31 Janvier 1941, Margot Dreschel arriva à Ravensbrück pour commencer la formation des gardes. Au début, elle était une Aufseherin, une garde basse-femelle classement, à Elle a été formée comme Oberaufseherin (Senior Overseer) Johanna Langefeld en 1941, et devient rapidement un Rapportführerin (Rapport Overseer), un gardien de rang supérieur.

    Le 27 avril 1942, Dreschel a été sélectionné pour le transport au Auschwitz Auschwitz-Birkenau ouverts-Birkenau,  camp en Pologne. 

    Dreschel a commencé ses fonctions à Birkenau en août 1942, lorsque le camp des femmes a été créé, lorsque toutes les femmes ont été transférés d'Auschwitz à Birkenau. She was very devoted to her work there and served under Maria Mandel . Elle était très dévouée à son travail et elle a servi sous Maria Mandel.

     

    Dreschel was also head of all camp offices in Auschwitz. Dreschel était également le chef de tous les bureaux du camp d'Auschwitz. Dreschel's appearance was reportedly repellent, as one female Auschwitz prisoner recounted: "And Camp Leader Dreschel was there, her buck teeth sticking out, even when her mouth is closed." Apparence Dreschel's aurait été anti-moustique, comme une prisonnière d'Auschwitz a raconté: «Et Camp Leader Dreschel était là, ses dents Buck décollées, même quand la bouche est fermée."

    Les détenus l'a décrirent comme vulgaire, maigre et laide.  Après la guerre, de nombreux survivants ont témoigné de son traitement brutal. She carried out indoor selections wearing a white coat and white gloves, disguised as a doctor. Elle a effectué des sélections à l'intérieur portant une blouse blanche et  des gants blancs, déguisée en médecin.

     Elle a régulièrement transférés entre le camp d'Auschwitz I et Birkenau et s'est impliqué dans les sélections des femmes et des enfants à être envoyé à la chambre à gaz. Le 1er Novembre 1944, elle alla camp de concentration de Flossenbürg comme Rapportführerin.

     En Janvier 1945, elle fut renvoyée au sous-camp de Ravensbruck à Neustadt-Glewe, et s'enfuit de là en avril 1945 comme nazi en Allemagne est tombé.

     En Mai 1945, plusieurs anciens prisonniers d'Auschwitz l'ont reconnue sur une route de Pirna à Bautzen, et l'a emmenée à la police militaire russe. Les Soviétiques l'ont condamnée à mort et exécutée, en 1945 par pendaison à Bautzen. Ce fait est contesté par un survivant d'Auschwitz qui l'a vu à Munich, en Janvier 1960.

     orthographes différentes du nom de famille

    • Margot Drexler Margot Drexler
    • Margot Dreschler Margot Dreschler
    • Margot Drechsel Margot Drechsel
    • Margot Drexel Margot Drexel
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