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Résumé explication du Film - Haute tension (2003) - de Alexandre Aja

Added 17/12/2009

Film interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France

NOTE GLOBALE : 18/20

HAUTE TENSION
de Alexandre Aja
95 min. - france -2003

 

 

Ce film est Vraiment excellent dans son genre ! La tension est palpable et la mise en scène est superbe. C'est un film que l'on peut répertorier dans les "gores", il faut bien l'avouer et l'on se fait berner tout le long du film et on arrive à un final surprenant et réussi !!

Il est extremement rare de voir un film d'horreur français mais en voyant celui-ci on se demande pourquoi? Du début à la fin ce film donne des frissons: la campagne, personne aux alentours, uniquement des champs de maïs, pas de téléphone... et un tueur acharné ! Classique me direz vous... Pas tout à fait ! Les scénes sont d'une extrème violence, les meurtres biens détaillées, les bruitages également. Haute tension est en fin de compte un film extrêmement malsain car le tueur et la victime ne sont qu'un et le spectateur a été promené à droite et à gauche comme un jouet, un pauvre jouet sans défense.

En réalité le spectateur se trouve aussi victime !!! Et la chute est vraiment innatendue ! En plus d'être un film d'horreur réussit, ce film est un magnifique thriller qui nous fais tomber de haut...Un des meilleurs films de survival horror qu'il m'a été donné de voir je dirai même que c'est un chef d'oeuvre dans son genre !

Un excellent thriller (aux scènes parfois gores mais réalistes). Aja sait filmer, et insuffle une réelle tension à ce long métrage. Mention spéciale aux acteurs, qui jouent parfaitement.

Lorsque l'on sait que le réalisateur, Alexandre Aja n'avait que 24 ans au moment du tournage c'est à dire 2003, on ne peut que tirer son chapeau à ce jeune réalisateur pour avoir réaliser un tel film d'horreur. Malheureusement bien que produit par Luc Besson, le film a fait un véritable bide, et la fête du cinéma n'a rien pu faire pour l'empêcher. C'est bien dommage. De cette vague de film d'horreur version Frenchies (Promenons nous dans les bois, Bloody Mallory..), c'est certainement le plus réussi.a voir absolument

 

Voici le résumé

 

Marie (Cécile de France) et Alex (Maïwenn Le Besco) sont deux amies qui vont passer un week-end dans la maison isolée des parents de cette dernière pour pouvoir y réviser paisiblement leurs examens.

 

 

marie Haute tension cécile de france

Alors qu’elles arrivent en voiture tard le soir et qu’elles chantent à tue-tête le Sala Perque Ti Amo de Ricci e Poverti, on peut d’ores et déjà apercevoir, à l’autre bout du champ qu'elles traversent, un tueur qui - déjà - rode.

Le cadre (un lieu isolé) et la solide scène d’exposition sont des arguments propices à une gradation de la banale réalité à l’angoisse la plus sauvage.

Toutes les scènes qui se passent dans la maison et/ou dans les alentours (champs, balançoires, voiture, station-essence…) sont de brillants morceaux d’épouvante intensifiés par un travail sur le son absolument remarquable.

 

L’arrivée du tueur dans la maison est judicieusement placée au moment où Marie s’adonne au plaisir de l’onanisme.

Comme si elle l’avait appelé, pour ne pas dire « provoqué », un peu comme le personnage d’Anaïs dans A ma sœur ! de Catherine Breillat, qui était la seule à pouvoir prédire dans l’épilogue la venue d’un tueur en série « fantasmé », à la fois libérateur de ses fantasmes inavoués et vengeur de ses complexes et de ses humiliations quotidiennes. les deux amies ici sont différentes et reposent sur des caractères distincts :

Alex est féminine, sensuelle, charismatique tandis que Marie est masculine, pas épanouie, stressée. Son attirance pour le corps d’Alex traduit son homosexualité latente, sous-entendue au départ par un célibat de trop longue date. Alex lui fait remarquer qu’à vingt ans, il n’est pas normal qu’elle soit encore seule, mais elle ne réalise apparemment pas que Marie éprouve des sentiments équivoques à son égard, et peut-être même plus…

Outre l’inquiétante présence du tueur, on est déjà troublé par les rapports entre ces deux adolescentes qui ne connaissent pas encore leur penchant sexuel. Mais Aja n’a pas envie de faire un grand film sur l’adolescence qui autopsie les détresses intimes de personnages fâchés avec le désir. Lui, veut « en mettre plein la vue au spectateur ». Pendant près d’une heure, avec des rebondissements légers et crédibles pimentés d’hémoglobine et de frayeur, Aja nous trimballe dans une descente aux enfers radicale qui ressemblerait presque à notre pire cauchemar. On se surprend même à vraiment avoir très peur et à se sentir très mal à l’aise.

 

Commentaires, analyses et explications sur le film

" Haute tension "

Le film traite implicitement du trouble mental qu'est le trouble dissociatif de l'identité et donc de plusieurs troubles mentaux dont Marie (Cécile De France) est atteinte : l'hallucination, la dépersonnalisation (impression de sortir de son propre corps) avec le dédoublement de personnalité de Marie qui s'accompagne de violences qu'elle ne controle pas d'où les meurtres...

Le dédoublement de personnalité reste une maladie psychologique touchant peu de personnes dans le monde. Mais pour ceux qui en doutent encore, cette maladie existe réellement. Elle est souvent diagnostiquée chez les sérial-killers, lors d’une expertise psychologique dans le cadre d’une enquête criminelle. Le dédoublement de personnalité n’est pas similaire à la schizophrénie, ni aux troubles de personnalité multiple. Marie n'est donc pas schizophrène. Deux entités coexistent chez Marie : le moi conscient et « l’autre moi » né de l’inconscient.

Le dédoublement de personnalité de Marie découle essentiellement d’une faible estimation de soi cultivée depuis l’enfance, et on peut le supposer liée à son homosexualité.

 En plus du « moi réel », Marie façonne progressivement une autre identité dans son subconscient à savoir « le moi tel qu’il aurait pu être ».

Dans les moments de faible résistance comme son arrivée au sein de la famille d'Alex, face à la censure sociale qu'impose cette famille, son moi inconscient se manifeste et se substitue violemment à son moi réel. Marie revêt alors une autre identité. Elle devient plus extravertie, plus audacieuse et sadique d'où les meurtres.

 

Marie Cécile de france haute tension

Au début du film, Marie doit faire face au Surmoi qu'impose Alex par le biais de l'image modèle de la famille (un couple,  hétéro, deux enfants, le choix du roi : un garçon, une fille) : Marie intègre bien en apparence et malgré elle cette famille normalisée (en voyant une photo d'elle avec Alex sur une commode, elle comprend qu'elle fait déjà "partie des meubles") : son image ne lui appartient plus, et le procéde d'infantilisation commence. Sa chambre est peuplée de poupées, de peluches, qui semblent vivants et donc effrayants. De plus, Alex joue un rôle parental vis à vis de Marie (son nom est ambisexuel, elle est donc le père et la mère) : voir la scène dans la voiture où le parent - Alex - conduit pendant que l'enfant -Marie - dort derrière. Or, l'infantilisation va accélerer le processus de retour du refoulé, puisqu'il comprime l'être véritable de Marie.

Ensuite il ne faut pas rester terre à terre lorsqu'on voit Cécile à un endroit et le tueur en même temps ailleurs... Lorsque le tueur entre en scène "Cécile" n'existe plus... Marie et le tueur sanguinaire ne faisant qu'un. 

Tous les efforts qu'on la voit faire pour rester en vie pour sauver sa copine, tout cela se passe dans son fort interieur... La Cécile qui se bat contre le tueur n'est en fait que son bon côté qui essaie de reprendre le dessus sur le mauvais côté... Le film repose objectivement sur une métaphore...Des exemples pour illustrer cela...

Le tueur (montré à l'écran sous les traits de philippe Nahon) n'est réel que dans la tête de Marie ( Cécile de France). La métaphore du dédoublement de Cécile, de sa personnalité et de celle de « du meurtrier » toutes les deux sont intimement liées. Lorsque le tueur pénètre dans la maison et plus particulièrement dans l'esprit de Cécile , son univers mental ou ses pensées sont envahit par divers délires paranoïdes qu'elle ne controle plus. Elle n'est plus maîtresse de son corps et de ses pensées d'ou le passage à l'acte.

 

Le meurtre de l'enfant : Maiwenn est en réalité seule dans sa chambre... La Cécile qui est à ses côtés n'est que le bon côté de cécile c'est encore une métaphore...D'ailleurs on réalise bien après une observation visuelle plus approfondie que Maiwenn est toujours toute seule car elle ne regarde jamais directement cécile, elle cherche désespérément du secours autour d'elle et surtout observe si le tueur n'arrive pas....D'ailleurs le tueur sanguinaire est toujours dans la meme direction que cecile puisqu'il s'agit de la meme personne. 
La scène ou cécile et maiwenn sont dans la camionnette : c'est la même chose il n'y a pas Cécile à l'arrière... On le comprend très bien d'ailleurs car l'autre ne la regarde pas directement, ne l'écoute pas... La cécile gentille que l'on voit n'est
que le côté qui essaie de reprendre le dessus sur l'autre, ses pulsions meurtrières... Mais elle assiste impuissante à tout cela, et ne peut rien faire...


Dans la scène finale ou Cécile se bat avec le tueur, cela est encore une fois une métaphore... c'est un combat qu'elle mène avec elle-même dans son esprit pour prendre le dessus sur le "tueur", le ça freudien à savoir le réservoir de ses pulsion inconscientes...

cécile de france haute tension

 Le soir venu, alors que Marie se masturbe seule après avoir vu alex nue sous sa douche, une vieille camionnette s'arréte devant la maison. Un homme en sort et sonne à la porte. Marie s'approche de la fenétre pour voir le père de famille recevoir un coup de canife en plein visage de la part de cet inconnu.
Inquiétée par les bruits, la mère finit par descendre voir ce qui se passe mais elle subit rapidement le même sort que son époux. Marie, paniquée, tente d'effacer toute trace de sa présence de la chambre d'ami pour faire croire au tueur qu'il n'y avait que les 4 personnes de la famille dans la maison. Le stratagéme marche et le tueur se dirige alors vers la chambre d'Alex. Caché sous son lit, Marie entend son amie hurler.

Alors que le tueur part à la poursuite du fils de la maison qui s'enfuit dans un champ de maïs, Marie en profite pour se précipiter dans la chambre de son amie et la découvre vivante mais ligotée. Incapable de la délivrer, elle continue à se cacher. Le tueur décide finalement de quitter la ferme croyant avoir tué tous les occupants, il emméne Alex dans sa camionnette. Attiré par un bruit suspect en provenance de la maison, il décide d'y aller faire un dernier tour, Marie en profite pour se glisser dans le véhicule et tenter de rassurer Alex. Mal lui en a pris, sans le savoir, le tueur l'enferme à l'arrière de sa camionnette. La voilà prisonnière avec son amie.


Haute Tension Après quelques kilométres, ils s'arrétent à une station essence. Marie tente d'en profiter pour alerter le pompiste mais le temsp lui manque. Elle a juste le temps de se cacher derrière un rayon alors que le meurtrier entre dans le magasin. Il demande au pompiste de lui vendre une bouteille d'alcool. Ce dernier comprenant la gravité de la situation, tente de faire comme si de rien n'était et ne dit rien quand à la présence de la jeune fille. Mais alors qu'il tente d'attraper une bouteille, le psychopathe en profite pour le tuer avec une hache.

Après un rapide tour du propriètaire, il repart sans avoir découvert Marie qui se cachait. La camionnette repartit, la jeune fille en profite pour sauter sur le téléphone et appeler la gendarmerie. Mais devant l'accueil peu accueillant de son interlocuteur et ayant découvert un pistolet derrière le comptoir, elle décide de partir délivrer elle même son amie.


 

Rien n'est incohérent dans le film !!

 

Rappel: Dans la première scéne du film : Marie est dans un asil psychiatrique, elle semble détachée de la réalité et repliée sur soi. Devant elle une caméra, Marie est entrain de dialoguer avec « sa voix intérieure » dans sa cellule. Une phrase qu'elle répète de multiples fois : "Je laisserai plus jamais personne se mettre entre nous" et quelque mots "ça y est ça enregistre ?".  Il convient de comprendre que tout ce qui suit, c'est l'histoire racontée dans la pensée de Marie. Elle va reconstruire de façon délirante, la perception de l'atrocité des crimes qu'elle a commis, du monde extérieur et de elle-même.

Marie étant atteinte de trouble dissociatif de l'identité n'est pas maître de sa pensée et présente un syndrome délirant avec des délire paranoïdes accompagné de troubles importants de la personnalités où dominent la dissociation de l'esprit avec dédoublement de personnalité, le vol de sa pensée, l'écho et les commentaires de la pensée,  la perception de voix commentant les pensées ou les actions du sujet, ou conversant avec d’autres voix hallucinées.Marie a un dédoublement de la personnalité liée à sa frustration sexuelle.

Elle vit donc tous les événements au travers des yeux de Marie la "gentille", regard extérieur de Marie/le tueur en série. A partir du moment où on comprend ça, on a tout compris et on a pas à chercher plus loin à moins de vouloir absolument, dans un soucis de masturbation intelectuelle de bobos, procéder à une critique de ce film par rapport à la réalité psychologique qu'est le dédoublement de personnalité.

D'où vient la camionnette ?

La course poursuite se passe uniquement dans la tête de Marie et symbolise de façon grossière sa lutte intèrieure, tantot c'est son côté petite fille qui prend le dessus (quand elle suit la camionnette) tantot c'est l'inverse.

Comment peut-elle être à la fois au volant et à l'arrière de la camionette ?

C'est tout aussi simple : La dépersonnalisation de Marie s'accompagne d'un dédoublement de personnalité : un coté bon gentil et protecteur qui lutte contre elle meme (marie), et un coté mauvais qu'elle ne controle pas ( le tueur). Le côté gentil de Marie voudrait être avec Alex dans l'arrière de la voiture alors que son côté tueur se trouve lui physiquement à l'avant. Bref Marie n'a jamais été à l'arrière, c'est juste dans sa tête, dans le comment elle a vécu les événements (je rerappelle que tout ce qu'on voit c'est l'interprétation des événements par Marie).

Cela peut déplaire aux gens que les 3/4 du film ne se soient pas passés comme on l'a vu. Ok mais on ne peut pas dire qu'il y a  des incohérences alors qu'on ne peut avancer un tel argument que si on n'a RIEN compris au film. Bref les critiques qui s'appuient sur le "c'est incohérent" perdent toute crédibilité et viennent de personne qui refusent d'admettre la réalité du film alors que tout au long de l'histoire, le réalisateur nous a laissé des indices.

C'est beau une fille parfois Après cette assez longue explication du fonctionnement du film,  il convient de revenir sur l'histoire en elle même. Comme tout film de ce genre, il n'y a pas de quoi en faire un roman sauf que l'apparition du tuer en série est habilement emmenée. Ce que l'on découvre tout au long du film c'est que Marie, fille assez garçonne qui avoue n'être jamais sorti avec un garçon, éprouve une forte attirance pour Alex, jolie jeune fille bien féminine. Une des premières scénes du film, celle où on voit le tueur en série se faire sucer par la tête décapitée d'une femme trouve son explication avec le turn over de la fin. On avait plus ou moins deviné que la tête était celle d'alex mais devant l'incohérence du propos, le spectateurs avait rapidement mis de côté cette ressembalnce troublante.

Or avec ce qu'on apprend à la fin, on réalise qu'en fait, il s'agissait bien de la tête d'Alex et que cette scéne était, en fait, un fantasme de Marie au moment même où elle conduisait et qu'Alex dormé à côté d'elle, elle aurait voulu s'arréter et baiser avec elle. D'ailleurs il est possible que la camionette et la voiture du début ne soit qu'un seul et même véhicule, la caminonette faisant partie du personnage du tueur en série qui modifie entièrement la vision dont il a des choses. Bref toute la scéne de début reçoit un nouvel éclairage et on comprends mieus le reproche de Marie à Alex de l'avoir laissé tomber pendant 3 heures lors d'une soirée

Le tueur en série apparait juste quelque temps qu'après avoir vu Alex nue sous sa douche, Marie se masturbe. Son désir, sa pulsion envers Alex était tellement forte qu'elle a fait resurgir sa mauvaise personnalité.


L'image est plus proche d'un film made in USA que d'un vulgaire film français.Et pour un budget de 5 millions, Aja nous offre un bien joli film agrémenté d'une bande son fort sympathique et bien encré dans notre terroir: Ricci é Poverti, Didier Barbelivien, sans pour autant oublier la musique de djeuns : muse... sans oublier ces petits bruits qui font monter l'angoisse

Et tout ceci fait un mélange qui marche: un film français qui vit dans son temps sans pour autant oublier ses racines.

D'un postulat de départ somme toute banal, le film dévie en cours de route pour se réorienter et permettre au spectateur de faire retour sur le film même, puisque son appréhension ne peut plus être similaire à la fin du film, et au début ou en son milieu (à cause du twist).

Au-delà d'un coup de théâtre que certains ont qualifié de gadget, le retournement final suggère une lecture psychanaytique du film., concernant plus précisément les états de la conscience (moi, surmoi, ça, décrits par Freud). Le personnage de Marie constitue le point d'ancrage : se comportant par certains aspects comme un garçon (en plus de la coupe de cheveux, elle jure comme un charretier), on découvre assez vite son attirance pour sa copine Marie : après avoir vu Alex sous la douche, elle se reitre dans sa chambre pour se masturber (le montage alterné indique bien la relation de cause à effet). La force du refoulement de Marie se renforce au contact d'Alex qui ne se gêne pas pour raconter ses frasques sexuelles (le bon coup de la veille).



Devant toute cette quadrature, cette rigidité symbolisée ne serait-ce que par le cadre de la photo qui emprisonne métaphoriquement Marie, le personnage va se jeter dans l'informe, dans l'ignoble, depuis les flaques de sang qui se répandent au hasard sur le sol jusqu'aux corps meurtris dégingandés par la souffrance. La mutilation arrive alors comme une projection sur le corps de l'autre d'un complexe de castration, qui évoque la découverte par l'enfant de la dissemblance sexuelle entre lui et le bien nommé **** opposé. Et cette projection se fait via le motif de la tête coupée : les poupées, le père, la mère égorgée.




film thriller angoissant, gore avec un suspense et des rebondissements bien venus et opportuns qui se produisent avant que le film ne s'enlise et lasse . Il joue avec les attentes du spectateur de façon magistrale et le renvoie à ses peurs intimes. Il investit des lieux banals et quotidiens et y fait surgir la peur et l'horreur , en dévoilant ainsi le potentiel dramatique . Il n'est pas non plus dénué d'humour et offre au spectateur à la fois le plaisir de l'assassin et les frayeurs de la victime et tout cela, sans auscun risque puisqu'on est collé dans notre fauteuil. Il dévoile l'inconscient du spectateur et des personnages derrière la façade du quotidien. Et il montre ainsi la valeur cathartique du genre.


La famille s'endort tranquillement, sauf Marie qui s'adonne au plaisir de la masturbation la musique de son walkman plein les oreilles. Elle n'entend pas alors arrivé la camionnette de l'étranger (Philippe Nahon). Il est minuit passé et celui-ci sonne à la porte avec insistance. Le père va ouvrir et est aussitôt frappé au visage par un objet contendant. L'étranger n'est autre qu'un tueur des plus sanguinaires et il vient à l'instant de prendre possession de la maison. La chambre de Marie qui est située juste au dessus de la porte d'entrée lui a permis de voir l'assassin frapper à mort le père d'Alex. Celle-ci est tétanisée t n'ose sortir de sa chambre de peur de se faire tuer à son tour. Elle tente d'appeler la police, en vain, car les fils du téléphone sont coupés. Le tueur aura raison de la mère d'Alex ainsi que son petit frère. Alex, elle, se ligotée et emmenée par le tueur. Mais Marie réussit à se faufiler dans l'arrière du camion avec Alex. C'est alors une lutte à mort qui commence entre Marie et l'effroyable tueur.



Alexandre Aja construit Haute tension selon les principes de bases qui différencient clairement deux catégories du film d'horreur au sein du genre: l'horreur psychologique et le gore.



Avec Haute tension, en effet, le sang coule à profusion et la tension est continuellement palpable, ne lâchant pas même une seule seconde le pauvre spectateur agrippé à son fauteuil. Aja a tout d'abord l'intelligence de placer son récit selon le point de vue d'un seul et unique personnage interprété avec brio par Cécile de France. Le fait que la caméra ne se pose qu'à travers un seul personnage crée un lien entre lui et le spectateur qu'Aja gardera intact et puissant jusqu'à la fin de son film. Les peurs de Marie deviennent celles du spectateur. Sa respiration accélérée et les gouttes de sueur qui perlent de son front, elle les partage avec le spectateur. En instaurant un protagoniste sensible, gentil, doux et tendre, Aja fait en sorte qu'il devienne l'"ami" du spectateur et le tout avec une grande crédibilité.

Marie va donc être tour à tour la proie et le chasseur, se rapprochant petit à petit du tueur. Un tueur magistralement incarné par Philippe Nahon. Imposant et diablement sinistre, ses pas lourds terrifient aussi bien que le fait que son visage reste dans l'obscurité. On a toujours peur de l'inconnu et Nahon représente cet inconnu, ce tueur impitoyable qui charcute pour le plaisir et qui répond à ses pulsions sexuelles les plus perverses. Et cet aura malsaine qui tourne autour de lui en fait un véritable monstre que l'on tuerait de nos propres mains.
Grâce à sa musique techno pénétrante et grâce à son maniement du rythme, Alexandre Aja et son compère Gregory Levasseur emprisonnent le spectateur et le torturent à souhait jusqu'à un dénouement que personne n'aurait soupçonné. Et déjà, sans ce dénouement, Haute tension s'inscrivant parmi les bons films d'horreur mais avec ce dénouement il atteindrait presque le statut de chef d'oeuvre tant l'on se rend compte que la manipulation fut des plus parfaites.

Avec ce dénouement, un flash-back s'impose à nous pour remonter dans le temps. Et le début du film pourrait presque s'apparenter au début du Procès d'Orson Welles. Les deux personnages principaux sont tirés de leur sommeil mais sont-ils réellement éveillés. Le film est-il un cauchemar ou est-il la pure réalit ?. Alexandre Aja ne cesse de semer de très légers indices pour nous permettre de refaire le chemin à l'envers une fois le film vu.
Marie est lié au tueur car tout comme lui elle est amoureuse de Alex (qui est un prénom aussi bien masculin que féminin) et ils sont liés surtout au travers de la sexualité. Le tueur se fait une fellation au début du film avec une tête tranchée et Marie se masturbe après avoir observée son amie nue à travers la fenêtre. Donc en faisant de Marie le tueur, en faisant de ce personnage un Norman Bates, Alexandre Aja fait du spectateur un meurtrier. Il a plongé le spectateur dans l'esprit tourmenté de Marie qui n'a pu voir à quel point elle était malade.


. Le sujet se coupe du monde.

Conclusion :

Trois ans après Furia, son premier long métrage, Alexandre Aja (le fils d'Alexandre Arcady) revient avec Haute tension qui le propulsera vers les sommets de la gloire (il se verra par la suite confier la réalisation d'un remake de La Colline a des yeux, un film de Wes Craven). Beaucoup d'éléments nous poussent donc à voir ce film comme une critique d'une société toute dirigée par une censure inconsciente, qui ne peut que donner lieu à des résurgences de brutalité incontrôlables.

Finalement, Haute tension se révèle bien plus qu'un simple slasher gorissime, prend pied dans le grand cinéma d'horreur des 70s pour faire passer un message politique et social pas négligeable.

Commentaire et explication du film haute tension 

Critique:

ui aurait pu croire qu'un jour un film d'horreur français serait aussi bon et digne des meilleurs productions du genre. L'angoisse y est omni présente. Pendant les 3/4 du films , on assiste à un jeu du chat et de la fourmi entre une jeune fille qui tente de se cacher et un tueur en série méticuleux à la recherche de la moindre trace qui pourrait trahir la présence d'une autre personne. Tout commence par le reve de Marie. Ce reve qui ouvre le film est emblématique : comme elle l'énonce elle-même, Marie est à la fois victime et bourreau, poursuivie et poursuivante. Différents point de vue se conjuguentn similairement mais à la même personne. Tout le film repose sur cette "tension" (d'où le titre). Dans la séquence de la balançoire, la caméra entreprend un lent travelling demi-circulaire qui finit par cadrer Marie de dos. Par la suite, le balancement de l'escarpolette, et le jeu de lumières qu ien découle, Marie entrant et sortant de l'ombre à la lumière, révèle la dualité mentale, la scission entre l'être social et l'être censuré.

Les clins d'oeil aux films cultes ne manquent pas: la scéne de la poursuite dans les bois, tronçonneuse à la main fait bien sûr penser à Massacre à la tronçonneuse; Marie cachée dans un placard qui voit l'assassinat de la mère de famille au travers des interstices de la porte rappelle Blue Velvet... Et la trame générale ressemble à la plupart des films d'horreur: une ferme paumée en pleine nuit, un tueur..
On pourrait critiquer ce catalogue mais ce serait oublier que c'est une "coutume" du genre. Et puis, le film transgresse certaines régles: le chien et le gosse se feront tués alors qu'il est habituel que ces deux catégories échappent au massacre.

On pourrait aussi trouver à redire concernant les effets spéciaux pas toujours géniaux mais le film ne se veut pas uniquement un film gore. Le sang gicle mais juste ce qu'il faut. De toute façon, le plus important dans ce film c'est l'ambiance, ce sentiment d'angoisse permanent, cette attente que le tueur découvre enfin Marie.


J'espère que toutes ces explications vous auront aidées à mieux cerner le film et de l'apprécier à sa juste valeur !

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Résumé - Explication - Martyrs (2008) - film de Pascal Laugier

Added 19/2/2010

 

Date de sortie au cinéma : Le 3 septembre 2008 
Interdit aux moins de 16 ans avec avertissement

NOTE GLOBALE : 15/20

 

Martyrs, film de Pascal Laugier

 Mon avis : Moi, perso,  je tire mon chapeau à Mr Laugier. En effet, les francais n'ont peut-être pas le budget des americains pour réaliser ce genre de film gore. Mais on voit grâce a Martyrs que l'on peut faire de vrai film.  J'ai adoré du debut a la fin : je voudrais saluer la perfomance de Morjana Alaoui et Mylene Jampanoi, deux excellentes actrices... Fort d'une maturité d'écriture et de mise en scène quasiment inédite dans notre beau pays, Laugier délivre tout simplement le film parfait (...) On appelle ça un chef-d'oeuvre.

La complexité de l'histoire qui brouille la lecture pour Martyrs, par la violence des images qui sont parfois très très dures à digérer, parfois insoutenables... Cependant, je les trouves moins gratuites que dans Saw ou autre Hostel...
Quoi dire de plus ... Continuer comme ca Mr Laugier ... Et pour ceux que le film a choqué et qui ne pourront pas le revoir. Déja n'allez pas voir cette catégorie de film : et sachez ce que vous attendez réellement du cinéma ? Si c'est du simple divertissement, je ne comprends pas pourquoi vous voulez voir Martyrs, contentez vous des daubes comme  hostel et saw 2, 3,... (en plus y en a plein).

 


Résumé :En France, dans les années 70. Lucie, une petite fille de dix ans, le crâne rasé, court, seule, claudiquant et pleurant, s’échappe d’une usine désaffectée et est recueillie par un orphelinat. Elle a été clairement maltraitée et porte de nombreuses séquelles physiques sur le corps.   Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d'agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Elle est recueillie et placée dans un hôpital pour enfants.

Traumatisée, mutique, Lucie ne s'ouvrira qu'à une autre fillette. Elle se lie d'amitié avec Anna, une fille de son âge attentionée et attentive à la détresse de son ami. En effet, elle semble comprendre Lucie.

 

Martyrs Lucie

15 ans plus tard.
On sonne à la porte d'une famille ordinaire, presque modèle. Le bon père de famille ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d'un fusil de chasse.

Persuadée d'avoir retrouvé ses bourreaux, elle se venge et tire. Lucie est hystérique et on la comprend.

De la va commencer un véritable carnage de la bonne petite famille.

 

 

 

 

 

Explications du film : Pascal Laugier nous livre un film frustrant à souhait, partant d'une vengeance, ce chef d'oeuvre nous transporte dans la violence la plus profonde de l'être humain pour instaurer un profond mal être chez le spectateur. 

La scène d’intro avec la jeune Lucie courant sur la route est réussie. La présentation de la petite famille, bien qu’ultra « sitcom-ienne » et donc tombant dans la caricature, permet de bien faire le contrepoids avant le déchaînement de violence qui suit. Le procédé est abile. Pour finir je dirai qu'en se basant sur le mysticisme de ce ui nous attends lorsque nous seront mort, et sur sa secte de puissants fanatiques religieux cherchant à créer un martyr pour voir s’il existe une vie après la mort, je trouve que tout cela est très réussi.

 

Martyrs Les Secrets de tournage

Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Martyrs" et de son tournage !

Martyrs Un film énormément controversé

La Commission de Classification des Films a décidé, le jeudi 29 mai 2008, à 13 voix contre 12, d'interdire Martyrs aux moins de 18 ans, ce qui équivaut à un véritable suicide commercial. Dès lors, de nombreuses voix se sont élevées contre cette classification, qui avait été notamment utilisée pour Saw 3 en 2006 ou Baise-Moi de Virginie Despentes en 2000.

Selon Richard Grandpierre, producteur et patron d'Eskwad : "Concrètement, cela signifie que le film, s'il sort, ne sera pas distribué dans une centaine de salles, mais dans cinq au maximum, et que Canal + devra déprogrammer un porno du samedi soir et renoncer à le diffuser une petite dizaine de fois parce qu'il ne pourra passer qu'entre minuit et 5 heures du matin." Wild Bunch, le distributeur français, a même décidé d'annuler la sortie française prévue le 18 juin 2008. A la suite d'un entretien avec le réalisateur Pascal Laugier, la ministre de la culture, Christine Albanel, a alors demandé à la commission de classification des films de procéder à un nouvel examen du film. Celle-ci est finalement revenue sur son avis, et a rendu un avis, le 1er juillet suivant, proposant une mesure d'interdiction du films aux moins de 16 ans avec avertissement. Cette proposition a été validée par la ministre Christine Albanel.

Sur la violence du film

Pascal Laugier : "choquer ne m'intéresse pas en soi mais il fallait vraiment qu'on ait une sensation physique, organique, de la douelur infligée, sinon on aurait perdu toute idée de gravité de cette violence, ça l'aurait rendu " gadget " et faisait du film un objet passablement douteux. (...) Je voulais que chaque coup soit douloureux, non par quelque discours moral sur la représentation de cette violence, mais parce que c'est le sujet même du film : au bout, tout au bout de la violence, est-ce qu'il y a quelque chose ? Je crois qu'au fond, c'est le genre de questions que posent tous les films d'horreur que j'aime ; en quoi et pourquoi la condition humaine est-elle aussi atroce ?

Ce film expose une réflexion sur la violence, l'acceptation et la notion de "Martyr", celui qui souffre, voit et qui meurt pour que ceux qui restent vivant apprenent davantage sur l'être humain.

Le personnage d 'Anna 

Dès le commencement de Martyrs, Anna joue un rôle prépondérant. Ce personnage est altruiste et profondément humain malgré son jeune âge au début du film. Anna est motivée par une conscience d’être présente pour quelque chose, pour faire le bien, du bien ! Elle le fait sincèrement et sans concession. On le voit à travers le rapport qu’elle entretient avec Lucie.

Martyrs Anna

Au fur et à mesure du temps, Anna et Lucie vont devenir deux amies inséparable. Elle est en quelque sorte la figure de la mère de remplacement : elle adopte Lucie, la protège lors de son arrivée à l'orphelinat, accourt lorsqu'elle a besoin d'aide. L’énergie qu’elle met dans le film à "réparer les dégâts ", une énergie concentrée et rationnelle, sans aucune hystérie. Anna est un personnage extrêmement touchant dans le film. Sa relation avec Lucie est plus que fusionnelle..

A la fin du film, on comprend que la souffrance et la torture infligées aussi bien à Lucie qu'à Anna sont des sacrifice essentiels, il fallait le faire, pour connaitre ce qu’il y a apres la vie... ça vallait le coup de martyriser plus de cent cinquantes personnes, c’etait pour une avancée spirituelle dans la comprehension du role de l’humanité. Mais personne n’en profite, le secret est tellement lourd a porter que " Mademoiselle " ne peux meme plus le devoiler tellement elle est submergée, par l’emotion, le choc de ce qu’elle vient d’apprendre. Et elle se suicide. Le calvaire d’Anna et de toutes les autres n’aura donc servi à RIEN.

 

Le tournage de Martyrs au Canada

Pascal Laugier a décidé de tourner Martyrs au Canada pour plusieurs raisons : tout d'abord, pour le décor : "La lumière du Québec est vraiment singulière, elle apporte au film une émotion supplémentaire. Le ciel a des teintes de gris que je n'ai pas vues ailleurs, les blancs aussi sont particuliers." De plus, ça lui rappelait l'ambiance des films de ses maîtres dans le cinéma de genre : "David Cronenberg bien sûr, mais aussi d'autres réalisateurs moins connus comme William Fruet ou Georges Mihalka. Ils ont fait des séries B que j'aime de façon nostalgique et qui me rendaient ce pays très mythologique."

Le choix des actrices

Pascal Laugier s'exprime sur ses deux actrices principales : "Pour Mylène [Jampanoï] ça a été presque immédiat. Elle a un vrai goût pour les projets de la marge, une vraie énergie de jeune femme à vouloir secouer le cocotier, à provoquer. Je savais qu'elle accepterait d'aller dans des univers un peu limites... Et puis, sa cinégénie est extraordinaire, son charisme aussi. Quand elle entre dans une pièce, la température change, les gens modifient leur comportement. Faut vraiment ne pas être du tout réalisateur pour ne pas sentir ça... En plus, son énergie naturelle est assez noire. Elle a un truc dangereux, sombre, elle est pleine de contradictions passionnantes...". En revanche, Morjana Alaoui n'est arrivée sur le tournage que tardivement. : "J'ai vu beaucoup d'actrices, je ne trouvais pas. Et puis une amie m'a conseillé de voir le film Morjana tenait le rôle principal. Ce que j'ai fait. Je l'ai trouvée intrigante, d'une étrangeté singulière, très différente des actrices " parisiennes". Je sentais bien qu'elle jouait à l'instinct, qu'elle avait un truc bien à elle. Je décide donc de la rencontrer et, en cinq minutes, je sais que c'est elle. Je ne lui ai même pas fait passer d'essai. C'était une certitude."

La préparation de Mylène Jampanoï

Avant de jouer dans Martyrs, Mylène Jampanoï ne connaissait pas de films d'horreur : "avant le tournage, Pascal m'a montré quelques films des années 70 que j'ai trouvés brillants... Des extraits des oeuvres de William Friedkin, d' Halloween aussi. Car il voulait me montrer à quel point la performance de Jamie Lee Curtis était bonne, à quel point c'était dur à faire d'être juste quand le film ne repose pas sur le dialogue, sur le " bon mot ", mais sur des actions simples comme marcher dans la rue, ouvrir une porte, etc..."

 

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Film d'horreur - A l'intérieur de Julien Maury, Alexandre Bustillo

Added 28/2/2010

 

Film d'horreur - A l'intérieur de Julien Maury, Alexandre Bustillo

 

 

 

Un film français de Julien Maury et Alexandre Bustillo avec Béatrice Dalle, Alysson Paradis, Nicolas Duvauchelle, Nathalie Roussel,

 

Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule et malgré une mère omniprésente, c'est seule qu'elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, celle-ci doit entrer à l'hôpital pour accoucher. Dans sa maison, tout est calme. Jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l'enfant qu'elle porte en elle...

 

Cette femme veut l’enfant d’une autre, à tout prix. Munie de ciseaux et d’un cerveau renversé, elle va ouvrir le corps d’une innocente pour récupérer son bien. Le sang est au rendez-vous, sous toutes les coutures. Un espoir dites-vous ? Nullement, vous en prendrez plein la vue durant deux heures grâce à un scénario bien ficelé, une mise en scène habile et des effets visuels impressionnants. Nous sommes bien « à l’intérieur », à l’image du fœtus menacé, tiraillés entre la mère porteuse et l’ogresse de sang.

Dans ce face à face entre Alysson Paradis et Béatrice Dalle (parfaite en tout genre), ce sera coup pour coup, donnant donnant : la tension est là, l’énergie de l’assassine ne s’épuise pas. Avec cette autre façon de considérer la stérilité, cette vision de la femme enceinte, victime, objet de convoitises, on regrettera une fin surnaturelle, peu crédible compte tenu du ton donné à l’ensemble. Les dialogues souffrent eux aussi d’un manque d’attention de la part des créateurs. Belle réalisation cependant et terrifiant spectacle.

 

 

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