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 Sujet Baccalauréat Français corrigé - Bac Série ES et S

27/3/2012

Sujet Baccalauréat Français corrigé - Série Bac ES et S

 

N'oubliez jamais dans votre développement de bien dégager et de faire distinguer à votre correcteur, les 3 grandes parties du commentaire composé : L’introduction, le développement et la conclusion. Il est conseillé de rédiger l'introduction et la conclusion entièrement au brouillon, mais de rédiger le développement directement au propre pour gagner du temps.Le commentaire doit être entièrement rédigé. Ne pas utiliser d'abréviation, de style télégraphique, de numérotation, de titres.Sauter des lignes entre l'introduction et le développement et entre le développement et la conclusion, ainsi qu'entre les parties entre elles. Distinguer par un alinéa les différents problèmes traités dans chaque partie et chaque paragraphe.Méthode - Introduction du commentaire composé du bac de français

Phrase d'amorce : intégrer le texte dans un ensemble plus large en rapport avec l'auteur et le contexte du sujet. Nommer et replacer l'auteur dans son époque. Trouvez un rapport entre l'époque et l'auteur ou entre le texte et l'époque. Présenter le texte (localisation du passage dans l’œuvre, nature et contenu du texte) : il faut rattacher la présentation du texte à la problématique générale qui est étudiée dans le commentaire. Ensuite présenter le texte et votre projet de lecture : utilisez les réponses aux trois premières questions systématiques :

1) Quel est le thème du texte ? Peut-il être mis en relation avec l’œuvre dont le texte est extrait, avec le titre de l’œuvre, avec l’auteur, avec l’époque ?

2) Quel est son genre littéraire (poésie en vers réguliers, en vers libres en prose, d'un essai littéraire, politique, scientifique,, poème, dialogue théâtral, extrait de roman, récit biographique, autobipgraphique, de mémoires…) son type (argumentatif, narratif, descriptif…) ?

3) Quelle est sa tonalité ou registre littéraire (comique, tragique, lyrique, pathétique, ironique, épique…) ? Idéalement, on évite de commencer l’introduction par des formules du type « ce texte… », « cet extrait… » car le correcteur n’est pas censé connaître le texte sur lequel porte le commentaire. Les formules banales, les lieux communs ( dans un premier temps, dans un second temps, « Mérimé, ce célèbre écrivain… », « De tout temps, les poètes ont célébré l’amour », etc.) sont également à banir.

 Mentionner le texte : Quelle est sa teneur ? C’est un moment fondamental de l’introduction. On explique au lecteur le sujet et l'interet du commentaire.

 Annoncer le plan : l’annonce du plan doit découler logiquement de l’hypothèse de lecture. Le plan est fondé sur les effets qui se développent dans le texte. Idéalement, il faut éviter les formules bateaux du type « nous nous intéresserons à… », « nous verrons que… », etc. Le développement du commentaire composé Il faut respecter un ordre dans les différentes parties du commentaire. Les transitions servent à assurer la cohérence entre les différentes parties. Beaucoup considèrent qu’il est préférable de faire trois parties et trois sous-parties pour chaque partie.Concrètement, il s'agit d'étudier le fond (ce que dit le texte) et la forme (la manière dont c'est dit) du texte.

Le commentaire doit être organisé : il est issu d’une réflexion poussée et argumentée destinée à rendre le texte intelligible. En fait, le commentaire composé est une espèce de bilan de lecture, il propose une analyse argumentée et cohérente du texte. Il s’agit d’identifier d’abord les aspects les plus évidents du texte pour ensuite repérer des éléments moins apparents mais qui correspondent à l’intention de l’auteur et à la cohérence du texte.Il doit y avoir une progression dans la réflexion. Les paragraphes et les parties doivent s’enchaîner logiquement.Le développement du commentaire se compose de plusieurs parties (idéalement trois). Il faut séparer ces parties par des phrases de transition permettant d'articuler de façon logique les différentes parties entre elles. Il faut analyser de manière approfondie le texte : Il faut parler des figures de style présentes dans le texte. Le fait d’identifier une figure de style entraîne obligatoirement une analyse : pas de remarques stylistiques sans analyse., de la tonalité du texte, des termes dépréciatifs, mélioratifs, de l'utilisation de superlatif, de la syntaxte, des champs lexicaux du temps, du système d'énonciation Il faut aussi garder à l’esprit que le récit n'a pas été choisit au hasard. L’auteur du texte veut produire un certain effet chez le lecteur pour créer une réaction particulière dans la suite du récit. Le but du commentaire est d’expliquer le texte et ses enjeux de manière ordonnée. C’est une explication de texte organisée.Dans le développement, on expose des thèses et des arguments : le commentaire littéraire est aussi une argumentation. Il s’agit de partager des interprétations du texte. Trucs et astuce pour un commentaire composé réussit

Sujet Guadeloupe-Guyane-Martinique- Juin 2002

Sujet 1 : Commentaire : Vous commenterez l'extrait du texte de Giono, de "J'ai longuement discuté " à 'j'aime viser longtemps " (ligne 5 à ligne 36).

Corrigé phrase d'amorce : Il s'agit ici d'une comédie ex en trois actes et en prose. abordant sans cesse l'éternelle question de la transparence des coeurs et des sentiments, surtout lorsqu'il s'agit de l'amour entre les représentants des différentes classes sociales. Présentation du texte : (Thème et Genre littéraire) : Il s'agit ici d'une lettre extraite du roman de Giono, Le Hussard sur le toit (1951) qui retrace les aventures d'un carbonaro, qui a du fuir l'Italie sous domination autrichienne et s'est réfugié en Provence. Il vient de rejoindre un compatriote et ami, Giuseppe, qui lui a remis une lettre de sa mère, écrite deux mois auparavant.Intéret du texte : L'intéret du texte est de donner une information d'une part sur le récit des derniers évènements de Turin en ces temps d'espoirs révolutionnaires.trait (psychologique) de celle qui écrit.Annonce du plan : Dans un premier temps, la lettre écrite par Giono posséde une véritable valeur informative qui dresse le portrait d'une mere : une chronique ironique indice de la forte personnalité de son auteur. Mais cette lettre dresse aussi le portrait du destinataire, entre complicité et lucidité, qui nous permet de mieux connaitre angelo, le personnage principal du rom

Texte :J'ai longuement discuté d'imprudence avec ton marin. Il me plaît beaucoup. Il a guetté la Thérèsa à la petite porte ainsi que tu le lui avais recommandé, mais, comme il se méfiait d'un grand garçon de quinze ans qui joue à la marelle tous les jours sur la place de sept heures du matin à huit heures du soir depuis que tu es en France, il a barbouillé la gueule d'un pauvre chien avec de la mousse de savon et le joueur de marelle a pris ses jambes à son cou en criant à la rage. Le soir même, le général Bonetto qui n'a pas inventé la poudre m'a parlé d'une chasse au chien à propos de mon griffon. Je sais donc exactement d'où vient le joueur de marelle maintenant et j'ai fait les yeux qu'il faut pour que le général sache que je sais. Rien n'est plus agréable que de voir l'ennemi changer ses batteries de place. Il y a beaucoup de rage à Turin. Tous les jeunes gens qui ont un visage ingrat et une taille au-dessous de quatre pieds et demi sont enragés. La même épidémie ravage les envieux et ceux qui n'ont jamais su être généreux avec leur tailleur. Le reste se porte bien et fait des projets. Il y en a même qui ont la folie de vouloir adopter cette mode anglaise si préjudiciable à l'organdi et aux pantalons collants d'aller manger à la campagne. Ils disent même : jusque près des tombeaux romains. Ce que je trouve exagéré, comme espoir en tout cas. Mais les routes sont les routes. Laissons faire. Les bons marcheurs s'en vont toujours de détour en détour pour voir le paysage qui est après le tournant et c'est ainsi que, d'une simple promenade, ils font parfois une marche militaire. Tout cela serait bien s'il n'y avait pas de moins en moins de gens capables de compter sur leur cœur. C'est un muscle qu'on ne fait plus travailler, sauf ton marin qui me paraît de ce côté être un assez curieux gymnasiarque. Il s'est enthousiasmé d'une bonté de rien du tout que j'ai eue pour sa mère et il est allé faire tourner ses bras un peu trop près des oreilles des deux hommes chamarrés qui ont organisé ton voyage précipité. Ils en sont tombés très malencontreusement malades le jour même. C'est dommage. J'ai pensé que ton marin avait la détente un peu brusque. Je lui ai donné de fort obscures raisons pour qu'il fasse encore un voyage en mer. J'ai été si mystérieuse qu'il s'en est pâmé de bonheur. J'aime viser longtemps.

Autre sujet de commentaire composé : Les confessions de Rousseau

Sujet 1 : commentaire Vous commenterez l'extrait du texte de Rousseau, de "il est bien difficile que la dissolution d'un ménage à " que j'ai prise d'écrire mes confessions "

Il est bien difficile que la dissolution d'un ménage n'entraîne un peu de confusion dans la maison, et qu'il ne s'égare bien des choses: cependant, telle était la fidélité des domestiques et la vigilance de monsieur et madame Lorenzi, que rien ne se trouva de manque sur l'inventaire. La seule mademoiselle Pontal perdit un petit ruban couleur de rose et argent déjà vieux. Beaucoup d'autres meilleures choses, étaient à ma portée; ce ruban seul me tenta, je le volai; et comme je ne le cachais guère, on me le trouva bientôt. On voulut savoir où je l'avais pris. Je me trouble, je balbutie, et enfin je dis, en rougissant, que c'est Marion qui me l'a donné. Marion était une jeune Mauriennoise dont madame de Vercellis avait fait sa cuisinière quand, cessant de donner à manger, elle avait renvoyé la sienne, ayant plus besoin de bons bouillons que de ragoûts fins. Non seulement Marion était jolie, mais elle avait une fraîcheur de coloris qu'on ne trouve que dans les montagnes, et surtout un air de modestie et de douceur qui faisait qu'on ne pouvait la voir sans l'aimer; d'ailleurs bonne fille, sage, et d'une fidélité à toute épreuve. C'est ce qui surprit quand je la nommai. L'on n'avait guère moins de confiance en moi qu'en elle, et l'on jugea qu'il importait de vérifier lequel était le fripon des deux. On la fit venir: l'assemblée était nombreuse, le comte de la Roque y était. Elle arrive, on lui montre le ruban: je la charge effrontément; elle reste interdite, se tait, me jette un regard qui aurait désarmé les démons, et auquel mon barbare coeur résiste. Elle nie enfin avec assurance, mais sans emportement, m'apostrophe, m'exhorte à rentrer en moi-même, à ne pas déshonorer une fille innocente qui ne m'a jamais fait de mal; et moi, avec une impudence infernale, je confirme ma déclaration, et lui soutiens en face qu'elle m'a donné le ruban. La pauvre fille se mit à pleurer, et ne me dit que ces mots: Ah! Rousseau, je vous croyais un bon caractère. Vous me rendez bien malheureuse, mais je ne voudrais pas être à votre place. Voilà tout. Elle continua de se défendre avec autant de simplicité que de fermeté, mais sans se permettre jamais contre moi la moindre invective. Cette modération, comparée à mon ton décidé, lui fit tort. Il ne semblait pas naturel de supposer d'un côté une audace aussi diabolique, et de l'autre une aussi angélique douceur. On ne parut pas se décider absolument, mais les préjugés étaient pour moi. Dans le tracas où l'on était, on ne se donna pas le temps d'approfondir la chose; et le comte de la Roque, en nous renvoyant tous deux, se contenta de dire que la conscience du coupable vengerait assez l'innocent. Sa prédiction n'a pas été vaine; elle ne cesse pas un seul jour de s'accomplir. J'ignore ce que devint cette victime de ma calomnie; mais il n'y a pas d'apparence qu'elle ait après cela trouvé facilement à se bien placer: elle emportait une imputation cruelle à son honneur de toutes manières. Le vol n'était qu'une bagatelle, mais enfin c'était un vol, et, qui pis est, employé à séduire un jeune garçon: enfin, le mensonge et l'obstination ne laissaient rien à espérer de celle en qui tant de vices étaient réunis. Je ne regarde pas même la misère et l'abandon comme le plus grand danger auquel je l'ai exposée. Qui sait, à son âge, où le découragement de l'innocence avilie a pu la porter! Eh! si le remords d'avoir pu la rendre malheureuse est insupportable, qu'on juge de celui d'avoir pu la rendre pire que moi! Ce souvenir cruel me trouble quelquefois, et me bouleverse au point de voir dans mes insomnies cette pauvre fille venir me reprocher mon crime comme s'il n'était commis que d'hier. Tant que j'ai vécu tranquille il m'a moins tourmenté, mais au milieu d'une vie orageuse il m'ôte la plus douce consolation des innocents persécutés: il me fait bien sentir ce que je crois avoir dit dans quelque ouvrage, que le remords s'endort durant un destin prospère, et s'aigrit dans l'adversité. Cependant je n'ai jamais pu prendre sur moi de décharger mon coeur de cet aveu dans le sein d'un ami. La plus étroite intimité ne me l'a jamais fait faire à personne, pas même à madame de Warens. Tout ce que j'ai pu faire a été d'avouer que j'avais à me reprocher une action atroce, mais jamais je n'ai dit en quoi elle consistait. Ce poids est donc resté jusqu'à ce jour sans allégement sur ma conscience; et je puis dire que le désir de m'en délivrer en quelque sorte a beaucoup contribué à la résolution que j'ai prise d'écrire mes confessions.

Les Confessions - Jean-Jacques Rousseau - Episode du ruban volé - Livre II

Corrigé du commentaire Phrase d'amorce : Rousseau retrace l'épisode, qui d'apres lui a joué un role important dans la décision d'écrire cette oeuvre. Présentation du texte : Il s'agit ici de larcins qu'il a réellement commis. Coupable le jeune Rousseau refuse d'avouer et fait retomber la faute sur Marion, jeune cuisinière qui perd son emploi et subit un préjudice moral et professionnel important.Intéret du texte : Le termes de confession prend ici son sens exact, dans la mesure où il fait une véritable autocritique et avoue les remords qui le poursuivent.

Rousseau imagine les conséquences durables et dramatiques sur Marion accusée à tort : difficulté à retrouver un métier de domestique, prostitution… Il ya une analyse se situant dans le présent du narrateur.

 1°) Le récit des faits Rousseau donne de la jeune fille marion, une image très valorisée. Il insiste sur un aspect physique avenant ( "jolie" "fraicheur" et " sur un caractère honnete " ( " bonne fille " , " sage "

2°) Le présent de narrateur ou Rousseau se rachète

 a) le sort pitoyable de la victime : il imagine et expose la probable déchéance de Marion. Il utilise un vocabulaire de connotation très dépréciative, appartenant au registre moral ( " imputation cruelle à son honneur "; "le vol", " mensonge et obstination ", "tant de vices". C’est plus fort qu’un regret puisqu’il se sent coupable.Son chagrin est surtout de l'avoir condamnée à la dépravation. Le fait qu’il ait été marqué toute sa vie par ce petit crime montre au lecteur qu’il ne peut pas être mauvais et qu’il se rachète par sa conduite « 40 ans de droiture et d’honneur» montre que le reste de sa vie est admirable.

b) Les remords du bourreau

3°) L'écriture autobiographique dans " les confessions"

a) L'importance du récit : les faits sont présentés avec de nombreuses précisions. Un récit vivant et détaillé qui révèle un véritable plaisir d'écrire et de se rémémorer les évènements. Rousseau utilise de façon fréquente le présent de narration qui réactulise les épisodes et laissent croire au lecteur qu'il sont vécus au moment où ils sont racontés. Conclusion on trouve dans ce texte deux parties distinctes de l’épisode. L’une au cours de laquelle il se remémore les faits, l’autre où il analyse son point de vue adulte en tachant de se comprendre lorsqu’il était enfant. Il nous montre ce qu’il éprouve en pensant à cet épisode du passé et essayer d’expliquer pourquoi cet acte s’est produit, tout ceci afin de se déculpabiliser. Il y a une double démarche puisqu’il s’accuse avec insistance dans le récit des faits et se décharger dans un second temps. Ceci lui permet de rester sincère.

Séries S et ES Objet d’étude : Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde

 Sujet national : Sujet 1 : Vous ferez un commentaire du texte de Balzac (texte A). (1799-1850), Le Chef-d’œuvre inconnu (1831).

Texte A - Honoré de Balzac, le Chef-d’œuvre inconnu;

[L’action de ce roman se déroule en 1612. Fraîchement débarqué à Paris, un jeune peintre ambitieux, Nicolas Poussin, se rend au domicile de Maître Porbus, un célèbre peintre de cour, dans l’espoir de devenir son élève. Arrivé sur le palier, il fait une étrange rencontre.]

Un vieillard vint à monter l’escalier. À la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son rabat1 de dentelle, à la prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans ce personnage2 ou le protecteur ou l’ami du peintre ; il se recula sur le palier pour lui faire place, et l’examina curieusement, espérant trouver en lui la bonne nature d’un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts ; mais il aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout ce je ne sais quoi qui affriande3 les artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en saillie sur un petit nez écrasé, retroussé du bout comme celui de Rabelais ou de Socrate ; une bouche rieuse et ridée, un menton court, fièrement relevé, garni d’une barbe grise taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l’âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards magnétiques au fort de la colère ou de l’enthousiasme. Le visage était d’ailleurs singulièrement flétri par les fatigues de l’âge, et plus encore par ces pensées qui creusent également l’âme et le corps. Les yeux n’avaient plus de cils, et à peine voyait-on quelques traces de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette tête sur un corps fluet et débile, entourez-la d’une dentelle étincelante de blancheur et travaillée comme une truelle à poisson5, jetez sur le pourpoint6 noir du vieillard une lourde chaîne d’or, et vous aurez une image imparfaite de ce personnage auquel le jour faible de l’escalier prêtait encore une couleur fantastique. Vous eussiez dit d’une toile de Rembrandt marchant silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère que s’est appropriée ce grand peintre. 1 Rabat : grand col rabattu porté autrefois par les hommes.2 Ce vieillard s’appelle Frenhofer.3 Affriande : attire par sa délicatesse.4 Débile : qui manque de force physique, faible.5 Truelle à poisson : spatule coupante servant à découper et à servir le poisson.6 Pourpoint : partie du vêtement qui couvrait le torse jusqu’au-dessous de la ceinture.7 Rembrandt : peintre néerlandais du XVIIe siècle. Ses toiles exploitent fréquemment la technique du clair-obscur, c’est-à-dire les effets de contraste produits par les lumières et les ombres des objets ou des personnes représentés.Phrase d'amorce : Ce texte est le portrait d’un étrange personnage. Il est tiré de la nouvelle de Balzac, Le Chef-d’œuvre inconnu, qui relate les aventures fictives de personnages inventés ou historiques, comme Nicolas Poussin et maître Porbus, appartenant de près ou de loin au monde des artistes peintres du XVIIe siècle.

Présentation du texte : Il s’agit ici d’un texte descriptif constituant une pause dans le récit. Balzac nous présente la première rencontre avec celui qui va se révéler le véritable héros de l’histoire, le peintre Frenhofer, épris d’absolu et torturé par cet élan mystique.< La tonalité première est évidemment réaliste en raison de la précision et de l’accumulation des détails. Pourtant très vite, Balzac suggère que cette apparence riche et soignée pourrait cacher des forces obscures, ce qui nous fait passer au registre secondaire. Cet extrait est caractéristique des nouvelles fantastiques mises à la mode par les auteurs romantiques qui se sont inspirés des Contes d’Hoffmann, en ce début du XIXe siècle.Intéret du texte : L’intérêt du texte est d’intriguer le lecteur. En effet nous nous demandons qui est ce personnage ambigu : se révélera-t-il un adjuvant ou un opposant dans les événements qui ne vont pas manquer de se produire ? L'art de la description chez Balzac préserve un jeu (au sens d'un jeu entre deux pièces mécaniques) entre le réel et l'inconnu inscrivant le portrait dans une dimension fantastique. Annonce du plan :Dans un premier temps Balzac se livre au portrait en mouvement d’un riche vieillard. Cet étrange personnage inquiète le jeune homme qu’il croise. C’est que les caractéristiques du lieu favorisent l’ambiguïté.

 Développement :

1°) L'art de la description ou Le portrait en mouvement d’un riche vieillard

a) Déchiffrer et décrypter le vieillard par une description vivante :

 Le portait du vieillard commence par le point de vue subjectif du jeune homme qui l'observe, avec des verbes deperception visuelle : « l’examina curieusement », « mais il aperçut quelque chose … ».La scène se déroule dans une cage d’escalier. La rencontre est vécue selon le principe du défilé. Un personnage immobile voit arriver vers lui un marcheur qui s’approche jusqu’à ce que les regards puissent se croiser avant que le passant ne s’éloigne dans l’autre sens. Les incursions du narrateur son quasi permanentes. Nicolas Poussin voit « monter » un « vieillard ». Ce qu’il peut percevoir en cet instant est l’habillement du visiteur.Notons alors une focalisation interne car le personnage rencontré est vu, apprécié par le jeune peintre.L'auteur use de nombreux adjectifs qualificatifs qui décrivent deux caractéristiques majeures de la tenue : la « bizarrerie » et la « magnificence » . En d’autres termes, il relève la richesse et la beauté des habits, mais aussi leur aspect suranné. Ce qui frappe le jeune peintre est le rabat de dentelle ouvragée (cité deux fois), le « pourpoint noir » et la « lourde chaîne d’or ». Le visiteur porte de manière ostentatoire des objets de prix en même temps qu’appartenant au goût vestimentaire d’une autre époque.Ces signes extérieurs de richesse en même temps que l’allure décidée sont immédiatement interprétés : ce vieillard ne peut être qu’un « protecteur ou l’ami du peintre ». En effet quel personnage distingué pourrait accepter de venir se perdre dans la compagnie d’artistes sans être lui-même un admirateur désintéressé ou mieux un mécène éclairé ? L’importance du personnage est soulignée par un rythme ternaire, signe d’équilibre, qui en impose au jeune peintre en quête de notoriété : « la bizarrerie de son costume », « la magnificence de son rabat de dentelle » et « la prépondérante sécurité de la démarche ».Il n’est pas étonnant que par déférence un peu obséquieuse ou impressionnée, le jeune homme s’écarte pour laisser le passage à son aîné. Il est alors dans d’excellentes dispositions à l’égard du visiteur en « espérant trouver en lui la bonne nature d’un artiste (ce qui renvoie indirectement à la fierté ambitieuse du jeune peintre) ou le caractère serviable des gens qui aiment les arts (ce qui suggère avec malice l’arrivisme du futur auteur des Bergers d’Arcadie, selon Balzac) ».

b) Un jeu de matières et de couleurs : la peinture d'un artiste ou écrire comme on peint

Le portrait du vieillard se construit comme un tableau, avec les formes et les traits qui se dessinent progressivement : « Imaginez un front […] Mettez cette tête sur un corps […]entourez-la d’une dentelle […] jetez sur le pourpoint […] et vous aurez une image imparfaite de ce personnage ». Lorsque le vieillard passe devant lui, Nicolas peut dévisager son homologue. Les traits relevés démentent inexplicablement la première impression favorable. Le jeune homme se comporte en artiste en manifestant sa « curiosité », c’est-à-dire son attrait pour ce qui sort de l’ordinaire, ce coup d’œil perspicace prompt à dégager la nouveauté. Dans cette conduite, Balzac prête à son personnage une conception artistique plus romantique que classique. À son tour, il se coule dans ce goût pour le bizarre mis à la mode par Hoffmann et approfondi plus tard par Baudelaire. L’artiste a su repérer ce « quelque chose de diabolique » repris par le « je ne sais quoi qui affriande ». L’expression insiste sur deux aspects : le charme indéfinissable qui permet de prolonger l’attente du lecteur, mais aussi le raffinement esthétique propre à l’artiste peintre. Le tout est condensé dans ce goût très romantique pour le démoniaque.Le romancier procède par touches de couleur : « une barbe grise […] des yeux vert de mer […] le contraste du blanc nacré […] une dentelle étincelante de blancheur […] le pourpoint noir […] une lourde chaîne d’or ». La gamme des couleurs est froide, seul l’or apporte une touche chaude, mais il s’agit d’un objet, et même d’une chaîne ! Serait ceun symbole de servitude ou d’attachement indéfectible à l’Art parfait ?B – Un portrait mystique fantastique et organisé qui inquiète Nicolas Poussin, les traits démentent l’allure générale. La suite du portrait va détailler et justifier cette impression fugitive première. La description part du front pour descendre jusqu’au menton, avant de remonter jusqu’aux yeux sur lesquels elle s’attarde comme accès à l’intériorité du personnage.À partir de ce moment, nous changeons de point de vue, ce n’est plus Nicolas Poussin qui s’exprime, mais Balzac. Le changement de point de vue s’effectue avec les injonctions « imaginez », « mettez », « entourez », « jetez » résumés dans le « vous aurez » conclusif. En effet, c’est lui qui désormais peint avec les mots et justifie la validité de ses choix. Ces formules sont destinées à diriger,guider le regard du lecteur et de l'interpeller. « Vous aurez une image imparfaite de ce personnage […] Vous eussiez ditd’une toile de Rembrandt … ». Le front est « chauve » et « bombé », le nez épaté et « retroussé ». La comparaison qui suit avec Rabelais et Socrate conforte le trait. Frenhofer a des allures de faune, c’est un homme qui juge avec liberté le monde qui l’entoure. Le rire repérable sur ses lèvres le confirme. Le portrait s’achève sur le menton « court » et « relevé », orné d’une barbe « taillée en pointe », comme pour nous signifier la fierté distante et l’exigeante personnalité de son possesseur. Ces traits contrastés entre sourire et sévérité, comme entre attribut pileux insolite et visage dépourvu de cheveux, cils et sourcils, fondent cette bizarrerie entrevue.Le visiteur est désormais suffisamment proche pour que les regards puissent se croiser. Les yeux sont tout aussi contrastés que les autres traits du visage : une prunelle « blanc nacré », signe de distinction, sans doute aussi amorce de la métaphore suivante, et « yeux vert de mer » où la métaphore comme l’allitération soulignent l’acuité du regard, son intransigeance et ses tempêtes. Ce regard est « magnétique ». Cette qualification est souvent reprise au XIXe siècle qui découvre tous les sortilèges de l’électricité. Ce regard fatigué est encore capable de débordements d’énergie, « colère ou enthousiasme ». Arrêtons-nous un instant sur les qualificatifs qui rattachent ce personnage à la source commune des héros balzaciens, à savoir l’énergie. En effet le héros balzacien est comme son créateur un passionné qui brûle sa vie dans une débauche d’activité. En même temps, Balzac corrige la première impression « diabolique » ressentie par Nicolas en retenant aussi l’enthousiasme qui ouvre des possibilités pour un héros positif et pas seulement méphistophélique.Le visiteur s’éloigne, nous sommes conviés à apprécier la silhouette générale tout aussi contrastée : la grosse tête repose sur un corps « fluet et débile », la dentelle blanche tranche sur le pourpoint noir. C – le lieu de la rencontre favorise l’ambiguïté Le portrait est donc volontairement antithétique jusque dans ses moindres détails. Chaque signe est affaibli par son contraire. Quand ce n’est pas possible d’annuler un trait par une notation opposée, Balzac opte pour l’humour incongru : ainsi en va-t-il pour cette dentelle irréprochable et précieuse comparée à une prosaïque « truelle à poisson ». La finalité de ces signes contradictoires est claire : Balzac cultive l’ambiguïté.Cette équivoque est renforcée par les caractéristiques propres au lieu : espace restreint et sombre, lieu de passage qui ne permet pas l’étude approfondie ni les échanges verbaux entre inconnus. Le plus important reste « ce jour faible » qui procure « une couleur fantastique ». La finalité est avouée en cet instant, Balzac cherche à mêler réalité et surnaturel dans un endroit propice à la rêverie. Il y parvient en dramatisant la scène par un jeu d’ombres et de lumières qui crée une atmosphère oppressante et fantasmagorique.Le portrait s’achève sur la référence à Rembrandt (on pourrait penser à Ronde de nuit) par un élargissement métaphorique qui présente un triple intérêt :- renvoyer au domaine de la peinture,- valoriser la « noire atmosphère », le clair-obscur cher au maître hollandais,- et surtout créer cette perception onirique nécessaire au registre fantastique

 Conclusion : Ce texte présente donc un double intérêt : d’abord il apparaît comme la présentation d’un des personnages principaux. C’est l’occasion pour Balzac de montrer sa virtuosité de physiognomoniste qui retient les détails révélateurs de la vie intérieure et du caractère. Balzac soigne les détails réalistes. Mais il cultive aussitôt l’occasion de créer une atmosphère inquiétante par la divergence des interprétations, et surtout par le lieu plongé dans la pénombre qui permet à l’imagination de se déployer. Balzac choisit d’élargir son portrait en se référant à Rembrandt, peintre dont le clair-obscur était un équivalent pictural à sa propre démarche entre réalisme et fantasmagorie.Nous avons ici un bon exemple d’un texte fantastique : au travers d’un réel prégnant, s’infiltre la sourde inquiétude en provenance d’un monde tumultueux et passionnel sous-jacent dont on ne sait s’il provient de Dieu ou du diable. Balzac, avec un art consommé de nouvelliste, laisse son lecteur perplexe, pique sa curiosité, et incidemment lui livre quelques clés de son idéal esthétique tourné vers la modernité.Objet d'étude : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours.

 

Sujet 1 : Vous commenterez l'extrait du texte de Marivaux Acte 2, scène 9

Acte 2, scène 9

Dorante, SilviaDorante. Lisette, quelque éloignement que tu aies pour moi, je suis forcé de te parler, je crois que j’ai à me plaindre de toi.Silvia. Bourguignon, ne nous tutoyons plus, je t’en prie.Dorante. Comme tu voudras.Silvia. Tu n’en fais pourtant rien.

Dorante. Ni toi non plus, tu me dis je t’en prie.Silvia. C’est que cela m’est échappé.Dorante. Eh bien, crois-moi, parlons comme nous pourrons, ce n’est pas la peine de nous gêner pour le peu de temps que nous avons à nous voir.Silvia. Est-ce que ton Maître s’en va ? Il n’y aurait pas grande perte.Dorante. Ni à moi non plus, n’est-il pas vrai ? J’achève ta pensée.Silvia. Je l’achèverais bien moi-même si j’en avais envie ; mais je ne songe pas à toi. Dorante. Et moi je ne te perds point de vue.Silvia. Tiens, Bourguignon, une bonne fois pour toutes, demeure, va-t’en, reviens, tout cela doit m’être indifférent, et me l’est en effet, je ne te veux ni bien ni mal, je ne te hais, ni ne t’aime, ni ne t’aimerai à moins que l’esprit ne me tourne ; voilà mes dispositions, ma raison ne m’en permet point d’autres, et je devrais me dispenser de te le dire.Dorante. Mon malheur est inconcevable, tu m’ôtes peut-être tout le repos de ma vie.Silvia. Quelle fantaisie il s’est allé mettre dans l’esprit ! Il me fait de la peine : reviens à toi, tu me parles, je te réponds, c’est beaucoup, c’est trop même, tu peux m’en croire, et si tu étais instruit, en vérité tu serais content de moi, tu me trouverais d’une bonté sans exemple, d’une bonté que je blâmerais dans une autre, je ne me la reproche pourtant pas, le fond de mon cœur me rassure, ce que je fais est louable, c’est par générosité que je te parle, mais il ne faut pas que cela dure, ces générosités-là ne sont bonnes qu’en passant, et je ne suis pas faite pour me rassurer toujours sur l’innocence de mes intentions, à la fin, cela ne ressemblerait plus à rien ; ainsi finissons, Bourguignon, finissons je t’en prie ; qu’est-ce que cela signifie ? C’est se moquer, allons qu’il n’en soit plus parlé.Dorante. Ah, ma chère Lisette, que je souffre ! Silvia. Venons à ce que tu voulais me dire, tu te plaignais de moi quand tu es entré, de quoi était-il question ?Dorante. De rien, d’une bagatelle, j’avais envie de te voir, et je crois que je n’ai pris qu’un prétexte.Silvia, à part. Que dire à cela ? Quand je m’en fâcherais, il n’en serait ni plus ni moins.

Dorante. Ta maîtresse en partant a paru m’accuser de t’avoir parlé au désavantage de mon maître.

Silvia. Elle se l’imagine, et si elle t’en parle encore, tu peux le nier hardiment, je me charge du reste.

Dorante. Eh, ce n’est pas cela qui m’occupe !Silvia. Si tu n’as que cela à me dire, nous n’avons plus que faire ensemble.

Dorante. Laisse-moi du moins le plaisir de te voir.

Silvia. Le beau motif qu’il me fournit là ! J’amuserai la passion de Bourguignon : le souvenir de tout ceci me fera bien rire un jour.

Dorante. Tu me railles, tu as raison, je ne sais ce que je dis, ni ce que je te demande ; adieu.

Silvia. Adieu, tu prends le bon parti… Mais, à propos de tes adieux, il me reste encore une chose à savoir, vous partez, m’as-tu dit, cela est-il sérieux ?

Dorante. Pour moi il faut que je parte, ou que la tête me tourne.Silvia. Je ne t’arrêtais pas pour cette réponse-là, par exemple.

Dorante. Et je n’ai fait qu’une faute, c’est de n’être pas parti dès que je t’ai vue.

Silvia, à part. J’ai besoin à tout moment d’oublier que je l’écoute.

Dorante. Si tu savais, Lisette, l’état où je me trouve…

Silvia. Oh, il n’est pas si curieux à savoir que le mien, je t’en assure.

Dorante. Que peux-tu me reprocher ? Je ne me propose pas de te rendre sensible.

Silvia, à part. Il ne faudrait pas s’y fier.

Dorante. Et que pourrais-je espérer en tâchant de me faire aimer ? Hélas ! Quand même j’aurais ton cœur…

Silvia. Que le ciel m’en préserve ! Quand tu l’aurais, tu ne le saurais pas, et je ferais si bien, que je ne le saurais pas moi-même : tenez, quelle idée il lui vient là !

Dorante. Il est donc bien vrai que tu ne me hais, ni ne m’aimes, ni ne m’aimeras ?

Silvia. Sans difficulté.Dorante. Sans difficulté ! Qu’ai-je donc de si affreux ?Silvia. Rien, ce n’est pas là ce qui te nuit.Dorante. Eh bien, chère Lisette, dis-le-moi cent fois, que tu ne m’aimeras point.Silvia. Oh, je te l’ai assez dit, tâche de me croire.Dorante. Il faut que je le croie ! Désespère une passion dangereuse, sauve-moi des effets que j’en crains ; tu ne me hais, ni ne m’aimes, ni ne m’aimeras ! Accable mon cœur de cette certitude-là ! J’agis de bonne foi, donne-moi du secours contre moi-même, il m’est nécessaire, je te le demande à genoux. Il se jette à genoux. Dans ce moment, Monsieur Orgon et Mario entrent et ne disent mot.Silvia. Ah, nous y voilà ! Il ne manquait plus que cette façon-là à mon aventure ; que je suis malheureuse ! c’est ma facilité qui le place là ; lève- toi donc, Bourguignon, je t’en conjure, il peut venir quelqu’un, je dirai ce qu’il te plaira, que me veux-tu ? Je ne te hais point, lève-toi, je t’aimerais si je pouvais, tu ne me déplais point, cela doit te suffire.Dorante. Quoi, Lisette, si je n’étais pas ce que je suis, si j’étais riche, d’une condition honnête, et que je t’aimasse autant que je t’aime, ton cœur n’aurait point de répugnance pour moi ?Silvia. Assurément.Dorante. Tu ne me haïrais pas, tu me souffrirais ?Silvia. Volontiers, mais lève-toi.Dorante. Tu parais le dire sérieusement ; et si cela est, ma raison est perdue.Silvia. Je dis ce que tu veux, et tu ne te lèves point.

Phrase d'amorce : il s'agit ici d'un texte de extrait d'une comédie en trois actes et en prose intitulée Le jeu de l'amour et du hasardPrésentation du texte (Thème et genre littéraire) : Le jeu de l’amour et du hasard (1730) permet précisément à Marivaux de jouer sur le travestissement social en intervertissant les rôles maîtres et valets. Le passage se situe acte II scène 9,ici se produit le 2e entretient de Sylvia et Dorante. Les 2 personnages ont déjà pris conscience de leurs amours l'1 pour l'autre mais aussi de l'impossibilité de réaliser leurs désirs à cause de l'inégalité social, quand à Sylvia dans sc.7 et 8 on la voit partager entre son attirance pour Dorante déguisé en Bourguignon et ses préjugés social à la sc. 8 on la voit au bord de la crise = elle est amoureuse et génée. Sylvia est dans cet état d'esprit lorsqu'elle retrouve Dorante dans cette scène. Dans cette scène Sylvia tente de parler le langage de la raison alors que le registre de Dorante est sentimental.intéret du texte : Marivaux aborde dans sa piece la question de l'amour et du mariage entre les hiérarchies sociales avec les conditions sociales du XVIIIe siècle..Annonce du plan Nous allons voir comment ce passage amène la passion amoureuse à dépasser les déguisements.Ce passage sonne en effet le « début de la fin » de la comédie dans la comédie. C'est la passion, la confusion amoureuse, qui rend évidente l'imminence de la fin des jeux.

 I°) Le dialogue sentimental et la sincérité de Dorant ou la passion qui s'en dégage

A-Coïncidence entre son désir et l'expression de son désir.. Il recherche en particulier le dialogue, avec Sylvia = dans l'énonciation du txt= emploi du pronom personnel"tu" 2e pers du sing. "te parler"l.2 =but du discours de parler à Lisette.l.5"Comme tu voudras"= le respect des désirs de Lisette l.7";l.9"Croît moi"l.18=Elle l'obsède. Il l'a tt le tps à l'esprit..Dorante=1re personne du pluriel = réunion symbolique des deux personnages dans la parole de Dorante.l.9;l.10;l.11"nous".

B-Pour Dorante cette situation est déchirante, Il reigne une Tonalité tragique dans les hyperboles. On trouve de nombreuses hyperboles qui témoignent de la souffrance de dorante. :l.2"je croît ...toi"=plainte réellel.18:expressions de l'amour passion qui est par définition une souffrance.l.26-27 "tu m'ôtes ...vie"=expression forte qui irait mieux à une tragédie.l.42 =souffrance.=>Cette souffrance de Dorante est lié par la possibilité d'1 départ,d'1 rupture.départ évoqué l.12"Est...va?"l.10-11"peu de tps...voir"l.10-->12:Dorante recentre la discussion sur son départ et que c'est lui qui s'en va et non maître et que leurs rapports vont être fini.II Les discours contradictoire de Sylvia ou le Déchirement de la séparation Dans cette partie nous allons voir les difficultés de Sylvia à repousser Dorante, bien qu'elle trouve que ce soit son devoir.A-La raison de classe..Champs lexical de la raison est lié à celui du devoir.l.19-->25"doit""esprit[qui] tourne" différent de raison "ma raison ...dire"= elle est entrain de dire:la conduite de la raison c'est l'indifférence à Dorante. L'évocation de la folie peut être rapproché à sa liaison amoureuse pour Dorante.l.22-23"esprit ...tourne".l.65-66= même mvt chez les 2 personnages, s'aimer c'est de la folie..C'est la raison de Sylvia qui justifie distance avec dorante. Par sa classe socialle elle ne peut se rapprocher de Dorante. Sylvia cherche à maintenir les distances socialles ou à les rétablir.l.4 "bourguignon";l.19"Tiens bourguignon" = elle insiste sur le nom de Bourguignon, sur sa condition social de valet.Elle demande qu'il n'y est plus de tutoiement à Dorante l.4 Elle ramène conversation aux maîtres l.12 = elle lui rappelle sa condition social..La raison justifie aussi le semblant de mise au pt définitive l.19"une bonne fois pour toute"= elle conclut qqch.l.23"Voilà..disposition"= voilà l'attitude qu'elle a;coté définitif.Impératif l.20 "demeure" "vas t'en" "reviens".Dans ce passage négation l.21 "Je ...t'aimerai"= idée de définitif.B-La conscience de classe de Sylvia.(=snobisme dans le passage).est lié à la notion de devoir..Elle oublie qu'elle est domestique l.31"Si...moi" instruit=au courantl.35-36"C'est ...passant" générositéimplique une certaine condescendance. Ce rappel de la classe social de Sylvia prend des accents de monologue = l.28-40 à cause des pronoms ; bcp de fois "je".Elle justifie son comportement l.37"je...intention"= Elle ne parle + à Dorante mais monologue.Lorsqu'elle devient maîtresse, elle devient elle même et se découvre, elle a du mal à cacher ses sentiments, sa personnalité. C-Accents de l'amours..Son refus du tutoiement au début est contredit par l'emploi de "tu" dans le txt. Elle fait passer cela pour de la distraction l.8.Elle fait lapsus= aveux de ses sentiments incontrôlé.Sylvia veut manifesté définitivement son indifférence et absence d'amour ,un élément de son discours annule ce message explicite l.20-21 "va ..effet"."doit"=>ce qu'elle ne doit pas ressentir..l.22 " A moins que...tourne"= proposition concessive= je ne t'aimerais jamais a moins que je soit folle.l.22 restreint la proposition précédente l.21 "je ...tourne"= dénégation..Les ambiguïtés de son discours (révèle le fait qu'elle est amoureuse)l.16-17 "Mais ...à toi" double interprétation= je ne me préoccupe pas de toi ou je ne songe pas à ton départ à toi. Cette ambiguïté à un intérêt pour le spectateur et non pour Dorante ;spectateur connaît la vérité.

CONCLUSION : Dans cet extrait Sylvia malgré son intention affiché de rompre toute relation avec "Bourguignon" est troublée par la sincérité de celui-ci. Les 2 héros souffrent de la situation. Dorante qui est 1 peu troublé par l'inégalité social et qui sans se le permettre avoue ses sentiments. Sylvia quand à elle laisse apparaître la réalité derrière son masque.Ainsi dans cette scène 9 de l’acte II, Dorante et Sylvia se retrouvent grimés (déguisés) en serviteurs et jouent véritablement au jeu du chat et de la souris afin de masquer le plus possible leurs réels sentiments. Ils sont ici au bord de la rupture.

Acte III Scène 8 La scène 7 sert de transition entre le dénouement de l'intrigue des serviteurs et celle des maîtres. Arlequin garde le secret avec Lisette du déguisement, après ce dernier intermède comique commence la dernière scène du jeu, non seulement la plus longue de la pièce mais aussi la plus importante, puisque c'est celle où Dorante demande la main de celle qu'il prend toujours pour une servante. L'amoureux dépité et jaloux de Mario a décidé de partir, Sylvia décide que s'il part, elle ne l'aimera plus. C'est le début de notre passage : le monologue de Sylvia, passage qui s'achève sur son triomphe.Mais auparavant nos deux protagonistes auront subi leur dernière épreuve. Nous allons voir en quoi consiste celle de Sylvia puis celle de Dorante.

I°) L’EPREUVE DE SYLVIA

Notre passage début par deux fausses sorties, d'abord celle de Dorante puis celle de Sylvia.

1) Le jeu de regard

Sylvia et Dorante jouent à cache-cache. Dorante est sur le point de partir, "elle le regarde aller". Mais il s'arrête, "il rêve" : il hésite, il espère qu'elle le rappellera, "il regarde si je tourne la tête" ; elle fait alors semblant de se détourner, mais elle le regarde à nouveau : "Dorante reparaît pourtant". Il la regarde, elle fait semblant de partir : "Feignons de sortir afin qu'il m'arrête". Marivaux donne à ce moment d'émotion une expression théâtrale d'un jeu de scène pour nous rendre perceptibles les sentiments de Dorante et Sylvia. Aucun d'eux ne veut faire le premier pas mais c'est pour Sylvia que l'épreuve est décisive.

2) Les sentiments et l'épreuve de Sylvia

 C'est elle qui s'impose cette épreuve, qui décide de jouer le tout pour le tout sincèrement. Il faut que Dorante l'aime assez pour revenir, elle ne le retiendra pas, s'il ne comprend pas tant pis pour eux. Ses sentiments se succèdent : -désespoir de le voir partir, "s'il part je ne l'aime plus" -espoir, "il s'arrête pourtant"-mouvement d'orgueil, "je ne saurais le rappeler moi"-déception, "je n'ai pas tant de pouvoir que je croyais"-colère, "les indifférents gâtent tout"-découragement, "Quel dénouement"-joie mais l'amour propre reprend le dessus, "il faut bien que notre réconciliation lui coûte quelque chose" Elle va pouvoir à son tour lui faire subir l

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