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 Biographie Parménide - La logique - La vérité et l'opinion

22/7/2011

Biographie Parménide (env.515-450 av. J-C) - La logique - La vérité et l'opinion 

 

I°) Biographie succinte de Parménide

 

On ne connaît pas avec exactitude les dates de naissance et de mort de Parménide d'Élée. Sa vie s'étend de la fin du VIe siècle au milieu du Ve siècle avant J.-C.Parménide aurait été initié à la philosophie par un pythagoricien.

IParmenide Parménidel aurait eu 65 ans quand il est venu à Athènes où il aurait rencontré le jeune Socrate, peut-être âgé de moins de 20 ans, ce qui situerait sa naissance vers 520-510 si l'on place le dialogue de Platon vers 450-448 (cf. le Parménide de Platon, où Parménide est un « vieillard honorable », 127 b).

Mais selon Synésios, Socrate aurait eu 25 ans à ce moment, ce qui placerait la naissance de Parménide vers 540. Ces données sont peu sûres ; selon Diogène Laërce (IX, 23), son acmé se situe dans la 69e Olympiade (504-500), mais d'autres sources la placent dans la 79e. Ainsi, Parménide est-il placé soit avec Héraclite et Empédocle, soit avec Démocrite, Gorgias ou encore Prodicos de Céos. Illustration, détail de L'école d'Athènes de Raphaël Parménide était le fils de Pyrès[1] . Il est issu d'une famille riche et puissante. Théophraste déclare que Parménide est un disciple d'Anaximandre et qu'il est le premier à nommer Monde l'Univers.

 

 Proclos dans ses Commentaires sur le Parmènide le nomment pythagoricien, et sa manière de vivre était considérée comme pythagoricienne. Il se lia d'abord en effet avec les pythagoriciens : c'est Aminias qui le poussa à la vie philosophique.

 

 Néanmoins, Parménide se rattache plutôt à Xénophane. Aristote est plus réservé sur la question. Il reste que Parménide et Xénophane ont tous deux vécu à Élée, et que l'on peut supposer qu'ils se connaissaient. Ainsi, quant aux influences philosophiques de Parménide, il semble possible d'affirmer que, comme Empédocle, il suivit la vie pythagoricienne sans en adopter les idées, et qu'il suivit sur ce point Xénophane. Il aurait fondé une école comparable aux écoles pythagoriciennes. Il aurait été également disciple d'Anaximène (selon la Suidas), mais ce renseignement semble être dû à une erreur de texte. Il eut pour successeurs Empédocle et Zénon d'Élée. Il fut peut-être législateur dans sa ville natale (D.L., IX, 23) ; les Éléates devaient chaque année jurer de nouveau obéissance aux lois. Il nous reste des fragments de son poème De la Nature, dont la première partie traite de la vérité et la seconde de l'opinion. Sa pensée influença Anaxagore et Mélissos. alternent dans le jeu du siècle.

 

 

II°) La logique

 

Parménide est le premier à avoir opposé la pensée logique à la pensée empirique. Parménide contredit l'idée du mouvement d'Héraclite. Il contredit cette idée du mouvement, non pas au nom de l'observasion, mais au nom de la logique. Distinguant deux ordres de connaissances, celles qui sont fondées sur la raison et celles que donne l'apparence, il prétendit que, selon la raison, il n'existe qu'un être unique, immuable, infini; que la diversité le changement, la pluralité sont impossibles; mais il avouait que, selon l'apparence, il faudrait admettre tout le contraire. En raisonnant d'après les sens, il expliquait tout par deux principes : le ciel ou le chaud, la terre ou le froid.

 

 

III°) L'etre comme unique chemin vers la vérité

 

Parménide désigne la voie de l'être comme voie unique vers la vérité, rappel de l'injonction. L'etre est partout, continu et indivisible, d'autre part l'etre est éternel. L'etre existe en dehors du temps, et en dehors de l'espace. Parménide introduit donc un mode de raisonnement logique.

Parménide a écrit en vers un traité De la nature ; selon la Souda, il aurait également écrit des œuvres en prose, mais ce point est controversé.

Parménide divisait la philosophie en deux parties, selon lui il y'a deux sortes de philosophie :

- Une qui porte sur la vérité

- Une qui se réfère sur l'opinion.  Cette division est pour lui absolue :

« Χρεὼ δέ σε πάντα πυθέσθαι
ἠμέν Ἀληθείης εὐκυκλέος ἀτρεμὲς ἦτορ
[30] ἠδὲ βροτῶν δόξας, ταῖς οὐκ ἔνι πίστις ἀληθής. »
« Apprends donc toutes choses
Et aussi bien le cœur exempt de tremblement
Propre à la vérité bellement circulaire,
Que les opinions des mortels, dans lesquelles
Il n'est rien qui soit vrai ni digne de crédit. »
(Diogène Laërce, IX, 22)

Parménide oppose ainsi la logique à l'expérience : la raison est selon lui le critère de la vérité.

La pensée (il identifie âme et intellect), en suivant les règles de la logique, établit ainsi que l'être est, et qu'il faut lui prédiquer des attributs non-contradictoires : il est intelligible, non-créé et intemporel, il ne contient aucune altérité et est parfaitement continu.

Dans la première partie de son poème De la Nature, Parménide consacre l« Être » comme l'unique chemin vers la vérité.

" En effet on ne peut connaitre ni le non etre puisqu'il est impossible...Car la pensée est la meme chose que l'etre"

Le réel est uniquement l'être.

«Il faut admettre, dit Parménide, l'être ou le non-être: la décision à prendre est toute entière dans ce mot: être ou n'être pas. Or le non-être n'est pas et ne peut pas devenir. Donc seul l'être est».

 

« Les coursiers qui me portent m’ont amené aussi loin que me poussait mon ardeur, puisqu’ils m’ont conduit sur la route glorieuse de la divinité qui introduit le mortel savant au sein de tous les secrets. C’était là que j’allais, c’était là que mes habiles coursiers entraînaient mon char. Notre course était dirigée par des vierges, par des filles du soleil, qui avaient abandonné les demeures de la nuit pour celles de la lumière, et qui, de leurs mains, avaient rejeté les voiles de dessus leurs têtes. L’essieu brûlant dans les moyeux faisait entendre un sif-flement; car il était pressé de deux côtés par le mouvement circulaire des roues, quand les coursiers redou-blaient de vitesse. C’était aux lieux où sont les portes des chemins de la nuit et du jour, entre un linteau et un seuil de pierre; situées au milieu de l’Ether, elles se ferment par d’immenses battants: c’est l’austère justice qui en garde les clés. Les vierges, s’adressant à elle avec des paroles, donc, lui persuadèrent, habilement d’enlever sans retard pour elles les verrous des portes ; et aussitôt, les battants s’ouvrirent au large en faisant rouler dans leurs écrous les gonds d’airain fixés au bois de la porte par des barres et des chevilles: à l’instant, par cette ou-verture, les vierges lancèrent à l’aise le char et les coursiers.
La déesse m’accueillit favorablement, et me prenant la main droite, elle me parla ainsi:
Jeune homme, accompagné de conductrices immortelles, toi que les coursiers amènent dans ma demeure, réjouis-toi; car ce n’est pas un destin funeste qui t’a poussé sur ce chemin si éloigné de la route ordinaire des hommes, mais bien la loi suprême et la justice.
Il faut que tu connaisses tout, et les entrailles incorruptibles de la vérité persuasive, et les opinions des mortels qui ne renferment pas la vraie conviction, mais l’erreur; et tu apprendras comment, en pénétrant toutes choses, tu devras juger de tout d’une manière sensée.
»

 

De la vérité

 

« Hé bien! je vais parler, et toi, écoute mes paroles: je te dirai quels sont les deux seuls procédés de recherche qu’il faut reconnaître. L’un consiste à montrer que l’être est, et que le non-être n’est pas: celui-ci est le chemin de la croyance; car la vérité l’accompagne. L’autre consiste à prétendre que l’être n’est pas, et qu’il ne peut y avoir que le non-être; et je dis que celui-ci est la voie de l’erreur complète. En effet, on ne peut ni connaître le non-être, puisqu’il est impossible, ni l’exprimer en paroles.
Car la pensée est la même chose que l’être.
»

 

 

Sa philosophie selon la vérité, c’est la métaphysique, fondée sur la pensée logique, la seule vraie selon Parménide ; la seconde, c’est la physique.

 Si cette conception de l'être est de l'ordre de la pensée, Parménide le représente aussi comme une réalité physique, finie et sphérique. Cette doctrine fait de lui le penseur de l'être par excellence, et tranche par sa froideur rationnelle d'avec les autres penseurs grecs, un Empédocle d'Agrigente par exemple. La doctrine de Parménide ne donne cependant pas d'explications relatives aux origines des êtres.

 

Fasciné par l'être, comme Héraclite l'avait été par le devenir, Parménide s'en tient désormais à la méthode a priori, purement intellectuelle et, méprisant la valeur de l'expérience sensible, il déduit un ensemble de conséquences où l'on peut voir les premiers linéaments d'un traité des transcendantaux:

1) Absolu: L'être ou le réel est éternel, immobile, sans naissance et sans fin. Car s'il était produit, il viendrait ou de l'être ou du non-être: or du non-être rien ne peut venir: «Ex nihilo nihil fit»; et ce qui est ne peut venir non plus de ce qui est déjà: «Ex ente non fit ens, quia jam est ens». Donc tout devenir ou changement est impossible; l'être est absolument, éternellement: «Le destin ne permet pas à l'être de naître ou de périr mais le maintient immobile».

2) Unité: L'être ou le réel est unique, et en lui-même il est indivisible et homogène. Car, puisqu'en dehors de l'être il n'y a que le néant (qui n'est pas réel), il est impossible de trouver aucun moyen, aucun principe pour multiplier les êtres ou pour distinguer diverses parties dans l'être. «L'être est», uniquement, également, dans toutes ses parties.

3) Vérité: L'être ou le réel est vérité et pensée. Car «la pensée, dit Parménide, est la même chose que l'être; la pensée est identique à l'objet de la pensée» [°43]. Il ne peut en être autrement, puisqu'en dehors de l'être rien n'est réel: la pensée et la vérité, étant bien réelles, doivent s'identifier à l'être.

4) Bonté: Enfin le réel ou l'être est parfait ou plein. Car il est le seul possesseur immuable et indestructible de toute réalité, donc de toute qualité et perfection, en dehors de quoi il n'y a que néant.

 

 

IV°) Parménide rationnaliste dogmatique

 

Parménide est un rationaliste dogmatique, qui considère la raison, comme seule source déterminante de la connaissance, et par ses seuls principes a priori, prétend atteindre la vérité, particulièrement dans le domaine métaphysique.

 Pour PARMÉNIDE, la voie de l'expérience n'est qu'un chemin parsemé d'erreurs. C'est pourquoi il affirme que seule la raison conduit le sage vers « le coeur de la vérité qui forme un beau cercle »

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