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 Biographie Heraclite - Définitions et explications philosophiques - Le mouvement - Le logos - La théorie de la connaissance

21/7/2011

Biographie Héraclite (env.540-480 av. J-C) - Le mouvement - Le logos - La théorie de la connaissance

 

Héraclite introduit le problème du changement, la notion de Logos, et s'interressse à la connaissance.

 

I°) Biographie succinte d'Héraclite

 

Héraclite naquit à Éphèse dans la seconde moitié du VIe siècle av. J.-C., vers 544-541 av. J.-C. (il avait quarante ans dans la 69e olympiade — 504-501 av. J.-C. — selon Diogène Laërce. D'après Aristote, il serait mort à l'âge de 60 ans, donc vers 480 av. J.-C.. Des lettres apocryphe le désignent comme un contemporain de Darius Ier ; ce dernier aurait invité Héraclite à sa cour, mais le philosophe refusa l'invitation. C'est l'un des rares Présocratiques dont nousHeraclite,Le logos,Le mouvement,Definitions et explications ph,la theorie de la connaissance, connaissions un peu le caractère, d'humeur mélancolique, sans pouvoir véritablement distinguer la légende de la vérité. En effet, cet auteur essaye d'exprimer une vérité qui bouscule la pensée rationnelle, car pour lui la logique de la pensée ne peut atteindre l'épicentre de la philosophie.

Pour certains de ses commentateurs, cela entraîne une frustration qui ne peut s'avouer. Ne pouvant nier la pertinence de l'œuvre, pour la discréditer et la reléguer à l'obscurantisme, son auteur est qualifié de :

- Méprisant et irritable : « Héraclite appelait jeux d'enfant les pensées des hommes ». Lorsque cette phrase est prise au premier degré, elle n'exprime que le mépris et Héraclite serait un bien piètre pédagogue qui n'aurait aucunement marqué l'Histoire. Par cette phrase Héraclite rappelle succinctement la puissante séduction que peut exercer le discours mondain, brillant, qui ce faisant, reste toujours à l'écart de la vérité essentielle que propose la philosophie.

 

- Misanthrope : Selon de nombreux auteurs, il pleurait de tout quand Démocrite riait de tout. Lucien de Samosate en a fait un portrait dans Les Sectes à l'encan  :

« Le marchand : Et toi, mon cher, pourquoi pleures-tu, car je préfère causer avec toi ? »

Héraclite : Je regarde toutes les choses humaines, ô étranger, comme tristes et lamentables, et rien qui n'y soit soumis au destin : voilà pourquoi je les prends en pitié, pourquoi je pleure. Le présent me semble bien peu de chose, l'avenir désolant : je vois l'embrasement et la ruine de l'univers : je gémis sur l'instabilité des choses ; tout y flotte comme dans un breuvage en mixture ; amalgame de plaisir et de peine, de science et d'ignorance, de grandeur et de petitesse : le haut et le bas s'y confondent et alternent dans le jeu du siècle.

 

 

II°) Le mouvement

 

Héraclite introduit ce que nous appelerons le problème du changement.

L'instablilité, l'incessante mutation du réel est ce qui frappe le plus Héraclite. Deux phrases  célèbres traduisent bien la pensée d'Héraclite : " Tout coule " et "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve" Héraclite voit le monde animé d'un mouvement perpétuel, fondé sur l' opposition des éléments cosmiques.

La pensée d'Héraclite, parfois désignée sous le nom de mobilisme, est l'extrême opposé de l'Éléatisme. En effet, poour Parménide, l'unité de l'Être repossible la déduction du devenir et de la multiplicité ; pour Héraclite, au contraire, l'être est éternellement en devenir. Héraclite nie ainsi l'être parménidien.

Héraclite affirme que tout est changement, que l'univers est animé d'un mouvement continuel qui assure sa cohésion.

Mais Héraclite pense que tous ces changements ne sont pas désordonnés mais du à une loi fondamentale : Le logos. En effet le mouvement perpétuel de l'assaut des contraires obéit à une loi fondamentale qu'Héraclite appelle le logos. Le logos est présent partout, il accompagne tout ce qui se passe sans etre lui meme directement visible.

 

III°) Le Logos

 La raison résout toutes les contradictions : selon Héraclite, le logos est l'explication suprême. Se soumettre au logos,c'est se soumettre au destin et adopter la nature pour modèle d'une conduite morale qui nous associe au mouvement de l'Univers.
Le Logos est présent partout, il accompagne tout ce qui se passe sans etre lui meme directement visible.

Le logos est une espéce de raison universelle qui gouverne le monde, accessible non par les sens mais seulement par la pensée. Le Logos est une sorte de Dieu pour Héraclite, c'est un élément Divin.

Le logos est un élément qui est partout et en nous. Le logos accompagne tout et sans lui, rien ne se passe. Cette loi est à l'intérieur de l'univers.

Il ne faut pas oublier qu'Héraclite est un panthéiste, il considère que Dieu se trouve à l'intérieur de l'univers.

On lui attribue un livre dont ne nous sont parvenus que des fragments épars, écrits dans un style poétique. C'est dire toute la difficulté de la compréhension de sa pensée, qui a valu à Héraclite le surnom d'Obscur.Sur l'ensemble de l'oeuvre d'Héraclite qui nous reste, il existe dix fragments où le logos est directement cité, certains fragments faisant référence à l'intelligence (fragments. 39, 45, 87, 115), ou aux deux en même temps, ce qui est le cas des fragments 1, 2, 50, 72, 108. Nous commencerons par l'analyse des fragments 1 et 2.

Pour déterminer le logos et ses attributs, il faut l'avoir saisi et compris, ce qui conduit à traiter des deux niveaux du rapport du logos :

- Premier niveau : Logos-Cosmos

- Deuxième niveau : Logos-Intelligence

 

a°) Études des dix fragments d’Héraclite où est cité le Logos

Il existe au total 10 fragments où le logos est cité au sein des oeuvres d'Héraclite. Dans certains fragments le logos se trouvera directement ou indirectement associé au cosmos mais aussi à l'intelligence ce qui est le cas des fragment 1,2,50,72 et 108 :

Fragment 1 : (τοῦ δὲ) λόγου τοῦδ' ἐόντος (ἀεὶ) ἀξύνετοι γίγνονται ἄνθρωποι καὶ πρόσθεν ἢ ἀκοῦσαι καὶ ἀκούσαντες τὸ πρῶτον· γινομένων γὰρ (πάντων) κατὰ τὸν λόγον τόνδε ἀπείροισιν ἐοίκασι, πειρώμενοι καὶ ἐπέων καὶ ἔργων τοιούτων, ὁκοίων ἐγὼ διηγεῦμαι διαιρέων ἕκαστον κατὰ φύσιν καὶ φράζων ὅκως ἔχει. τοὺς δὲ ἄλλους ἀνθρώπους λανθάνει ὁκόσα ἐγερθέντες ποιοῦσιν, ὅκωσ­περ ὁκόσα εὕδοντες ἐπι­λανθάνοντα.
« Ce verbe, qui est vrai, est toujours incompris des hommes, soit avant qu’ils ne l’entendent, soit alors qu’ils l’entendent pour la première fois. Quoique toutes choses se fassent suivant ce verbe, ils ne semblent avoir aucune expérience de paroles et de faits tels que je les expose, distinguant leur nature et disant comme ils sont. Mais les autres hommes ne s’aperçoivent pas plus de ce qu’ils font étant éveillés, qu’ils ne se souviennent de ce qu’ils ont fait en dormant. »
(Fragment 1, Sextus Empiricus, Contre les mathématiciens, VII, 133)
 

 

Explication du fragment 1 : Le fragment 1 atteste donc que « toutes les choses arrivent selon le logos ". Il est le principe du devenir, dans la mesure où il joue un rôle primordial dans le processus d'arrangement des choses dans le cosmos.

 

Fragment 2 :  διὸ δεῖ ἕπεσθαι τῷ (ξυνῷ, τουτέστι τῷ) κοινῷ· ξυνὸς γὰρ ὁ κοινός. τοῦ λόγου δὲ ἐόντος ξυνοῦ ζώουσιν οἱ πολλοὶ ὡς ἰδίαν ἔχοντες φρόνησιν.

" Ainsi nous devons suivre le commun, et cependant la plupart vivent comme s’ils avaient une sagesse à eux. " 2. Aussi faut-il suivre le (logos) commun ; mais quoiqu’il soit commun à tous, la plupart vivent comme s’ils avaient une intelligence à eux "

(Fragment 2, Sextus Empiricus, Contre les mathématiciens, VII, 133)

Explication du fragment 2 : Le fragment 2 propose une deuxième caractérisation du Logos : " Le logos est ce qui est commun à tous ". Ce Logos commun est supposé également pour le cosmos.

 

Fragment 50 :

Hippolyte, Réfutation de toutes les hérésies, IX, 9, 1.

. μὲν οὖν φησιν εἶναι τὸ πᾶν διαιρετὸν ἀδιαίρετον, γενητὸν ἀγένητον, θνητον ἀθάνατον λόγον αἰῶναπατέρα υἱόν θεὸν δίκαιον· οὐκ ἐμ οῦ, ἀλλὰ τοῦ λόγου ἀκούσαντας ὁμολογεῖν σοφόν ἐστιν ἓν πάντα εἶναί» ὁ Ἡ. φησι.

" Ce n’est pas a moi qu’il est sage de prêter l’oreille, mais à la Pensée, en reconnaissant que tout est un." (Léon Robin) 50. Ce n’est pas à moi, mais au logos qu’il est sage d’accorder que l’un devient toutes choses.

Le logos est en outre l'unité de toutes choses qui est révélée par lui : « Enécoutant, non pas moi, mais le logos, il est sage detomber d.accord pour dire : tout est Un » (fr. 50).



b°) Logos et cosmos, deux notions étroitement liées

 

Le logos joue un rôle très important pour les panta : il est le principe du devenir, toujours présent et commun aux choses tout en étant une sagesse séparée. Que cela soit dans la phusis ou à proximité d.elle, physiquement ou métaphysiquement, le logos se définit en faisant partie de l'ordre cosmique en agissant sur lui, c'est-à-dire en le gouvernant. Logos et cosmos sont indissociables. Or, pour déterminer le logos et ses attributs, il faut l'avoir saisi et compris, ce qui conduit à traiter du deuxième niveau du rapport.

Conclusion et Rappel : Le mouvement perpétuel de l'assaut des contraires obéit à une loi fondamentale qu'Héraclite apelle le logos.

 

III°) La théorie de la connaissance :

Héraclite s'intéresse à la connaissance. 

Ce qui l'amène à se poser une question majeure : Est-ce que la connaissance est possible ? Comme le réel se modifie perpétuellement, il est quasiment impossible d'arriver à une véritable connaissance, une vérité absolue.

Sur sa théorie de la connaissance, nous savons peu de chose il considérait les sens comme trompeurs, et mettait la raison au-dessus d'eux. Mais il ne paraît pas avoir approfondi les questions de cet ordre. On trouve encore dans les Fragments nombre de vues morales, politiques ou religieuses.

Il méprise la vie de la plupart des humains qui, dit-il, vivent comme le bétail, naissent, procréent des enfants, et meurent sans jamais viser à un but plus élevé. L'humain raisonnable doit obéir à la loi générale. Il dépend de l'humain d'être heureux; il suffit de se conformer à l'ordre du monde, qui est toujours tel qu'il doit être.

En politique, il considère les lois humaines comme une émanation du divin, et déclare que rien n'est plus nécessaire au salut de l'État que la suprématie de la loi. Un peuple doit combattre pour sa loi comme pour ses murs. Cette suprématie de la loi ne doit être sacrifiée ni à la domination d'un seul, ni à celle de la multitude qui ne sait pas, dit Héraclite, obéir au meilleur ni supporter aucune supériorité.

 Enfin il traite les questions religieuses avec un grand respect pour les croyances populaires; il croit aux révélations (Oracle) de la Sibylle, et parle de Zeus et d'Apollon sur le ton d'un théologien ou d'un croyant : il a même une prédilection marquée pour les appellations mythologiques, sans qu'on puisse voir comment ses croyances s'accordent avec ses théories philosophiques.

 

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