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 L'exorciste - Explication du film - Bande annonce - Bande originale

23/10/2010

 

 

L'exorciste - Explication du film - Bande annonce - Bande originale

 

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Considéré par les amateurs comme l'un des meilleurs films d'épouvante, l'exorciste est aussi une méditation désespérée sur les ambiguités du Bien et la férocité du mal. 

L'Exorciste (The Exorcist) est un film d'épouvante américain réalisé par William Friedkin, écrit et produit par William Peter Blatty d'après son roman éponyme, et sorti en 1973.

 

Avec Ellen Burstyn, Max Von Sydow et Linda Blair dans les rôles principaux, le film narre la possession d'une jeune fille par un démon. Inspiré d'une histoire vraie, ce film est dans la lignée de Rosemary's baby qui a pour thème un enfant démoniaque.

 

  • Le tournage a eu lieu du 14 août 1972 au 20 juillet 1973 aux studios Warner Bros de Burbank, New York et Washington (District de Columbia), ainsi que Hetra et Mossoul, en Irak.

    L'Exorciste est devenu l'un des films d'horreur les plus rentables de l'histoire avec 402 500 000 $ de recettes dans le monde entier. Il est également considéré comme un classique du cinéma, et l'American Film Institute l'a classé 3e meilleur thriller derrière Psychose et Les Dents de la Mer.

    Il a reçu 2 Oscars et 4 Golden Globes. Le film a été commercialisé aux États-Unis par Warner Bros le 25 décembre 1973, et une version restaurée est sortie le 22 septembre 2000.

     

    Explication de l'Affiche du film :

     

    L'affiche du film qui annonce la couleur est venue de William Friedkin qui s'est inspiré d'un tableau. Il le dit lui-même :

     

    • « Il est possible que certains mouvements picturaux aient eu une influence sur moi, mais jamais de manière consciente. La seule peinture qui ait jamais influencée directement l'un de mes films, c'est ce Magritte : L'empire des lumières. J'ai su lorsque j'ai vu cette toile que je devais recréer, pour la scène où le prêtre arrive près de la maison des Mac Neil dans L'Exorciste, l'ambiance qui s'en dégageait.
    • J'ai donc choisi une maison donnant sur une rue illuminée par le même type de réverbère, et j'ai fait éclairer la scène de manière similaire. Je n'ai pas copié ce tableau. Je m'en suis seulement inspiré pour ce qui reste aujourd'hui comme l'un des plans les plus mémorables du film. » William Friedkin
  • Pazuzu, le retour du démon !

     

    La lutte du bien et du mal, thème récurrent du cinéma de Friedkin, va se jouer dans L'exorciste avec une brutalité et une intensitépeu commines.  L'emplacement archéologique de fouille vu au début du film est l'emplacement réel d'antique Nineveh dans Hatra, L'Irak. Pazuzu démon l'exorciste

    La scène d'ouverture en Irak où le père Merrin retrouve une statue de Pazuzu, démon de la mythologie mésopotamienne.

  • Dans la mythologie mésopotamienne du Ier millénaire av. J.-C., Pazuzu est doté, d’une double paire d’ailes (qu’on trouvera aussi plus tard sur certaines représentations de chérPazuzu démon l'exorcisteubins ou d’anges), Pazuzu est le démon du vent du sud-ouest, connu pour apporter sécheresse et famine en saison sèche, et des Inondations lors de la saison humide.

  • Il est invoqué pour produire des amulettes qui permettront de combattre les pouvoirs maléfiques de la déesse Lamashtu, qui blesse mère et enfant durant un accouchement. Pazuzu était aussi réputé protéger les humains de la peste et des forces mauvaises.le fils du dieu Hanbi. Sans le savoir il vient de « réveiller » quelque chose en Irak.

  • Friedkin a dû prendre un tout-Britannique servent d'équipier à filmer en Irak parce que les États-Unis n'a eu aucune relation diplomatique avec l'Irak à ce moment-là. On leur a permis de filmer sur des conditions que les réalisateurs de film irakiens d'enseignement inclus avancés filment des techniques et des effets spéciaux

  •  crée d'emblée, par l'étonnante composition de l'acteur, un climat d'angoisse informulée.Pazuzu (aussi efficace qu'exceptionnel auparavant) fait chavirer l'esprit de la petite Regan, qui commence a devenir incontrôlable et se met à délirer, comme droguée, sous les yeux des médecins.

     

    Le personnage de Regan, victime d'une possession

     

    Regan, c'est la pré ado des années 70. Elle a encore les rondeurs de l'enfance  alors que l'on fete son douzième anniversaire et que la puberté ne va pas tarder à faire ses ravages. Se plaignant d'abord de maux de tête, Regan (Linda Blair) est prise de soubresauts insensés. Les neurologues diagnostiquent un problème mental prononcé, mais les radiographies du cerveau ne révèlent rien. Durant sa première partie, le film s'échine à présenter une petite fille modèle, gamine joufflue à voix fluette, demandant au Capitaine Sait-tout si sa maman est jolie.

    D'une scène anodine, on est déjà en droit de penser que la charmante fillette converse avec le diable. L'ultime transgression se situe ici: en plus d'exploser le noyau familial (déjà en lambeaux avec un père absent qui ne pense pas à l'anniversaire de sa fille), l'intrusion du démon s'empare du symbole d'innocence en la personne de Régine. L'horreur familiale, c'est la façon dont la mère est confrontée à la sexualité de sa propre fille, qui l'encourage à la "lécher" alors que celle-ci se masturbe joyeusement à l'aide d'un crucifix sous l'emprise du démon. Comme si l'angoisse de la mère de voir sa fille se sexualiser se matérialisait sous le masque du démon, rappelant ainsi sa gêne lorsque Régine lui parle de ses amours en début de film. Comme une réponse de la jeune fille qui, contre son gré, sera transpercée d'autant de piqûres phalliques lors de l'artériographie qu'elle subit.

     Régine est habillée de blanc, son vêtement souillé de sang par des médecins aux allures d'inquisiteurs luttant contre le démon.

     

    L’histoire de possession à la base de L’Exorciste est l’occasion pour lui de mettre en évidence le thème-clé de son univers de cinéaste : la lutte éternelle entre le Bien et le Mal. Littéralement fasciné par cette problématique il développe ici cette idée obsessionnelle en recourant à un filmage lorgnant vers le documentaire pour plus de réalisme voire d’hyperréalisme. Il veut que le spectacle soit le plus crédible et effrayant possible, en prenant le spectateur par les tripes ni plus ni moins. Caméra à l’épaule, lumière naturelle ou éclairage minimaliste, rigueur de la mise en scène, grain de pellicule, etc.… Le metteur en scène s’en remet à la technique du documentaire qui répond à des exigences souvent économiques auxquelles il se plie. L’horreur est ici clinique et glaçante. Une approche qui livra au début et jusqu’à la fin des années 70 des chefs-d’œuvre d’effroi : La dernière maison sur la gauche (1973), Massacre à la tronçonneuse (1974), La colline a des yeux (1977) et beaucoup d’autres. Une décennie dorée dont, au milieu des années 80, John McNaughton retrouvera l’esprit dans Henry, portrait of a serial killer (1986), par ses partis pris, proche du document filmé pris sur le vif.

  • La transformation d'une gentille adolescente aux joues pleines en un monstre éructant des obcénités est le moment fort d'un film qui fut longtemps interdit au moins de 16 ans.

    Par la bouche de Regan, le démon joue sur la culpabilité de Karraz en lui parlant de sa mère et sur l'épuisement de Merrin, malade du coeur qui semlble sur le point de mourir à chaque instant.

    La première visite du père Karras à ce que fut regan est d'abord un choc pour le spectateur qui prend la mesure de la dégradation physique totale de la jeune fille dont le visage n'est plus qu'une plaie purulente. Elle a les yeux déments , les cheveux décoiffés et gras tandis q'un appareil repiratoire sur le nez.

  • Il prend une jolie gentille petite fille bien élevée et bien douce et la transforme en son opposé absolu : le diable, haineux, violent, vulgaire. Ce qui explose ici c’est toute la conception fantasmatique de « l’enfant roi », gentil et pur ( que Freud en son temps avait bien essayé d’écorner avec sa théorie sexuelle infantile). Cette figure se réduit même à une image, deux plans en fait, les plus terribles e d’un crucifix : " Ta mère suce vu jusque là au cinéma d’une jeune fille à peine pubère se masturbant sauvagement à l'aide d'un crucifix en poussant des jurons obscènes !

  •  

    Une remise en cause de la religion et de ses principes

     

    On peut observer pendant le déroulement du film une remise en question majeure de la religion. Cela commence par la séquence irakienne bien sûr, mais aussi en suivant le quotidien du père Karras, en découvrant les doutes qui l’habitent quant à ses convictions religieuses.

  • Autre élément à prendre en considération…lors de la scène de tournage du film où la mère de Regan tient un rôle dans la révolte d’adolescents universitaires (cette même jeunesse accusée de s’abandonner aux activités du démon (sexe/drogue/rock’n’roll), elle lance au mégaphone : « Si vous espérez changer les choses, il faut le faire à l’intérieur du système. »

  • Cela peut paraître anodin, mais au loin, s’éloigne justement le père Karras, en proie à une sévère crise d’identité, ne croyant plus au système de la foi catholique. Les actes du démon, celui-là même qui le fera croire de nouveau en Dieu, et replonger de pleins pieds dans une foi puissante et salvatrice…se rendant compte de lui-même que le seul système qu’il connaît, la foi catholique sera finalement son seul salut face aux méfaits du démon.

  • En outre lorsque la Vierge Marie est profanée, couverte de sang.

    Catalyseur des remises en question, l'intrusion du diable dans le corps de l'enfant est l'occasion pour Karras de retrouver la foi, après des incertitudes spirituelles suite au décès de sa mère. "Je crois que j'ai perdu la foi", confie t-il au Père Tom.

    Satan devient l'objet de la catharsis, l'objet purificateur qui permet le questionnement et la remise en question de soi après s'être confronté à ses propres démons. En réalité, on assiste aussi bien à l'exorcisme de Régine qu'à celui de Karras - d'où une prise de relais logique en fin de film, où ce dernier se sacrifie pour la fillette.

  •  Là où la médecine échoue, la spiritualité triomphe. Ainsi, les plans répétés sur la porte de la chambre de Régine sublime l'importance du lieu de culte, à la fois laboratoire, antre du démon, lieu d'incantations et de recueillement spirituel, jusqu'à ce que la dernière partie du film se concentre quasi-uniquement dans ce lieu exigu. Les plans fixes sur la porte s'enchaînant à la caméra à l'épaule lorsque les personnages entrent dans celle-ci précisent la frontière marquée entre l'intérieur et l'extérieur.

    A ce titre, la caméra de Friedkin s'attarde souvent sur le visage des personnages lorsqu'ils pénètrent dans la chambre avant de montrer ce qui s'y passe, comme lors des premières convulsions de Régine, qui exhorte sa mère à la "baiser".

     

    La médecine traditionnelle américaine impuissante

    On peut également, dans les scènes rajoutées, faire une tentative de parabole sur la médecine et la foi catholique…en effet, comme les prêtres tenteront d’exorciser le mal spirituel, la médecine, selon un rituel tout aussi Regan L'exorcisterigoureux, tentera d’identifier et d’anéantir le mal physique.
  • L’impressionnante scène de l’artériographie est là pour prouver que tous les progrès de la médecine moderne ne peuvent finalement rien contre ce mal ancestral. Et malgré des procédés, aujourd’hui passablement obsolètes, il en faudra d’autres, bien plus anciens, résurgences de traditions millénaires dans la croyance d’un dieu tout puissant qui a façonné l’humanité.

    Une image en particulier résume assez bien cette théorie…celle de la croix blanche du scanner, en plein milieu du front de Regan, qui rappelle curieusement les rites religieux consistant à appliquer un crucifix sur le front des dits possédés pour identifier le mal d’abord, pour ensuite l’éradiquer.

    1. L'opposition entre le bien et le mal révèle Un message final
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